Une jeune femme accusée de 37 chefs à caractère sexuel contre des mineures

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Roxanne Auger-Lapointe

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Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne

Les policiers de Saint-Jérôme, dans les Laurentides, misent sur l'influence des réseaux sociaux auprès des jeunes pour identifier les victimes d'une jeune femme de 21 ans qui fait face à 37 accusations de nature sexuelle impliquant jusqu'ici 13 adolescentes d'âge mineur.

Roxanne Auger-Lapointe a été appréhendée mercredi et a comparu au palais de justice de Saint-Jérôme, jeudi, pour y être accusée, notamment, d'agression sexuelle, de contacts sexuels, d'incitation à des contacts sexuels, d'exploitation sexuelle, de leurre informatique et d'exhibitionnisme.

«Elle allait dans les stationnements des écoles secondaires, dans des soirées aussi. Elle rencontrait beaucoup de jeunes et les côtoyait et, à un certain moment, ça devenait un peu plus intime avec les victimes», a raconté l'agent Robin Pouliot, du Service de police de Saint-Jérôme.

Dans certains cas, elle amenait les adolescentes à avoir des rapports sexuels avec elle et posait parfois des gestes à caractère sexuel non désirés. Les faits se seraient déroulés sur une période de près de trois ans.

À peine deux heures après que le Service de police de Saint-Jérôme eut posté la photo de l'accusée et de sa voiture sur le réseau social Facebook, jeudi, la page avait déjà été partagée plus de 325 fois et avait recueilli plus de 200 commentaires de jeunes s'interpellant les uns les autres après l'avoir reconnue.

«On a une équipe d'enquêteurs qui fait une veille média présentement, a indiqué l'agent Pouliot. On sait que ça va avoir des répercussions. Tous les noms qui vont sortir seront évalués.»

«Il est possible que nos enquêteurs puissent entrer en contact avec certaines personnes. Comme il est possible que certaines des personnes qui ont fait des commentaires communiquent avec nous dans les prochaines heures», a-t-il ajouté.

«On a aussi nos policiers en milieu scolaire qui sont à l'affût. On a remis un avis aux intervenants dans les écoles pour leur demander de référer à nos policiers s'il y avait une dénonciation», a-t-il complété.

Jusqu'ici, près d'une quinzaine de victimes ont été rencontrées par les enquêteurs, mais ceux-ci croient qu'il y en a d'autres et que leur examen des commentaires et partages sur la page Facebook pourrait leur permettre d'en retracer.

Dans le cadre de leur enquête, les policiers ont réalisé une perquisition dans une résidence de Sainte-Sophie et y ont saisi du matériel informatique. L'accusée aurait utilisé elle-même les réseaux sociaux pour établir et entretenir des contacts avec des adolescentes.

Roxanne Auger-Lapointe, qui n'a pas d'antécédents judiciaires, est retournée derrière les barreaux à l'issue de sa comparution; elle reviendra devant la cour le 25 mai pour son enquête sur remise en liberté.

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