Les deux chefs présumés de la mafia montréalaise demeurent détenus

Leonardo Rizzuto, à gauche.... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Leonardo Rizzuto, à gauche.

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Daniel Renaud
La Presse

Leonardo Rizzuto et Stefano Sollecito, qui sont détenus depuis le 19 novembre dernier, jour de l'opération Magot qui a décapité le crime organisé montréalais, n'ont pas réussi à convaincre le juge de leur redonner leur liberté en attendant la suite des procédures.

Leonardo Rizzuto, 46 ans, fils cadet du défunt parrain de la mafia, Vito Rizzuto, et Stefano Sollecito, 48 ans, fils de Rocco Sollecito, ancien lieutenant de Vito Rizzuto, sont accusés de gangstérisme et de complot pour trafic de cocaïne. Rizzuto fait également face à des chefs de possession d'arme et de possession de cocaïne.

Après avoir présidé dix jours d'enquête sur remise en liberté, espacés durant les mois de janvier et de février, le juge Daniel Bédard de la Cour du Québec a conclu que les deux hommes n'ont pas réussi à renverser le fardeau de la preuve, à garantir leur présence lors des procédures et à démontrer que leur remise en liberté ne représenterait pas un danger pour le public ou n'affecterait pas la confiance de ce même public en l'administration de la justice.

Un interdit de publication nous empêche de dévoiler les détails de la preuve et des témoignages entendus durant l'enquête. Pour des raisons de santé, Stefano Sollecito ne s'est pas déplacé au Palais de justice de Montréal. Il a suivi l'audience de sa prison, en visio-conférence. Visiblement souffrant, il s'est levé à quelques reprises durant l'heure et quart que le juge Bédard a mis pour rendre son jugement très étoffé.

Le magistrat en a d'ailleurs profité pour déplorer la longueur de l'enquête sur remise en liberté, «qui s'est éloignée d'une procédure qui se veut expéditive», a-t-il dit.

L'opération Magot-Mastif a été menée par l'Escouade régionale mixte de la Sûreté du Québec, en collaboration avec la Gendarmerie Royale du Canada et le SPVM. Elle s'est soldée par l'arrestation d'une quarantaine d'individus, dont le criminaliste Loris Cavaliere, le membre influent des Hells Angels, Salvatore Cazzetta et le chef de gang Gregory Woolley.

Un membre des Nomads Hells Angels de l'Ontario, Carlos Fernandez, et des membres des Reds Devils, club supporteur des Hells Angels, ont également été appréhendés. Cazzetta et Fernandez ont eux aussi échoué dans leur tentative d'obtenir leur liberté alors que Gregory Woolley n'en a pas fait la demande.

Loris Cavaliere a été libéré sous de fortes conditions, notamment celle de demeurer à résidence 24 heures sur 24, sept jours sur sept.

Les procédures ont été reportées au 15 mars prochain.

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Pour joindre Daniel Renaud en toute confidentialité, composez le (514) 285-7000, poste 4918, ou écrivez à l'adresse postale de La Presse.

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