Menaces terroristes: comparution d'un Canadien d'origine tunisienne

Nejib Belhaj-Chtioui a été arrêté à l'aéroport Montréal-Trudeau... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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Nejib Belhaj-Chtioui a été arrêté à l'aéroport Montréal-Trudeau alors qu'il revenait d'un voyage en Tunisie, son pays natal.

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La Presse Canadienne
Montréal

Le citoyen canadien d'origine tunisienne arrêté à sa descente d'avion, dimanche à Montréal, relativement à des accusations liées au terrorisme reviendra devant le tribunal ce mardi pour demander sa libération sous caution.

La Sûreté du Québec a indiqué que Nejib Belhaj-Chtioui, âgé de 36 ans, faisait l'objet d'un mandat d'arrestation lorsqu'il a été intercepté dimanche à l'aéroport international Montréal-Trudeau, à son retour de Tunisie. Selon la procureure de la Couronne Lucie Martineau, le mandat d'arrestation avait été émis en 2013, pour des actes présumés qui auraient été commis entre le 13 et le 27 mai 2011. Elle croit que Belhaj-Chtioui n'a pas mis les pieds au pays après l'émission du mandat.

Belhaj-Chtioui a été accusé en vertu de la section du Code criminel relative à l'«incitation à craindre des activités terroristes» - soit «transmettre des renseignements qui sont susceptibles de faire raisonnablement craindre que des activités terroristes sont ou seront menées», et commettre un acte qui pourrait le faire craindre. Les deux accusations sont passibles d'une peine maximale de cinq ans d'emprisonnement.

Mme Martineau a expliqué que la Couronne s'était objectée à sa remise en liberté parce que Belhaj-Chtioui avait déjà quitté le Canada dans le passé, et qu'il avait été arrêté à l'aéroport, sans préciser davantage. Elle n'a pas dit si elle s'objectait à sa remise en liberté parce qu'elle craint qu'il fuie le pays. Elle a assuré qu'on en saurait plus ce mardi.

Le porte-parole de la police provinciale, le sergent Ronald McInnis, a expliqué que les autorités avaient commencé à enquêter sur Belhaj-Chtioui après avoir été averties que le suspect avait «écrit quelque chose sur Facebook». L'enquête de la police a été menée par une unité spécialisée dans les menaces extrémistes.

Les policiers et la Couronne refusent de donner quelque détail que ce soit quant à la nature des propos qu'il a publiés ou des gestes présumés qui ont mené à l'arrestation de M. Belhaj-Chtioui. L'accusé était dans la mire des autorités policières depuis mai 2011.

Une femme qui prétend avoir eu un enfant de Belhaj-Chtioui et qui assistait à l'audience au palais de justice, lundi, a indiqué aux journalistes que l'accusé se trouvait en Tunisie depuis 18 mois. «Je suis venue ici pour savoir ce qui arrivera au père de ma fille», a-t-elle indiqué, en précisant qu'elle n'a jamais été mariée avec lui et qu'ils ne sont plus ensemble maintenant.

La page Facebook de Nejib Belhaj-Chtioui indique qu'il a neuf amis sur le réseau social, qu'il vit à Tunis et qu'il travaillait pour Bell Canada.

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