Accusé de meurtre, il joue son va-tout en Cour suprême

Jean-Philippe Mailhot... (Photo Marco Campanozzi, archives La Presse)

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Jean-Philippe Mailhot

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Quatre ans après avoir été déclaré coupable de la mort brutale de son épouse, un adepte des jeux de rôles, Jean-Philippe Mailhot, jouera bientôt son va-tout en Cour suprême dans l'espoir d'obtenir un nouveau procès. Mais cette fois, l'homme de 30 ans devra attendre la décision derrière les barreaux, a tranché la Cour d'appel, il y a quelques jours.

La victime, Anna-Maria Salinas-Norbakk, originaire du Chili et fervente de jeux de rôles elle aussi, a été poignardée à 34 reprises avec un couteau de style médiéval, la nuit du 13 octobre 2004, dans le logement de Montréal-Nord où elle vivait avec M. Mailhot. Tous deux s'étaient connus l'année précédente, de façon virtuelle, en jouant à des jeux de rôles sur l'internet. Se trouvant des affinités dans leur monde fantastique, lui, Élohar, et elle, Lucirina Songbird, étaient passés de la virtualité à la réalité.

Anna-Maria a quitté le Chili, en mai 2004, pour venir vivre avec l'homme de 22 ans. Elle a épousé M. Mailhot au mois d'août et est morte deux mois plus tard.

La nuit du drame, M. Mailhot avait maquillé la scène pour faire croire que sa femme avait été tuée par des voleurs, pendant que lui-même était absent. Le subterfuge n'a berné personne. Il a été accusé.

Lors de son procès, M. Mailhot a changé sa version. Il a raconté que cette fameuse nuit, sa femme, dépressive, lui avait demandé de l'aider à en finir. Après avoir joué une dernière fois à leur jeu de rôles préféré, elle s'était rentré un poignard dans le cou. Il lui avait asséné les 33 autres coups pour abréger ses souffrances, disait-il. Il était comme dans un état de dissociation, faisait valoir la défense.

Le jury n'a manifestement pas cru à cette version et a déclaré l'accusé coupable. Alléguant des erreurs dans les directives du juge Jean-Guy Boilard, M. Mailhot a porté le verdict en appel, et a réussi à obtenir sa mise en liberté, deux mois après sa condamnation. Il est resté en liberté jusqu'à ce que la Cour d'appel rende sa décision, en mai dernier.

Dans cette décision partagée, la Cour d'appel a rejeté la requête de M. Mailhot. Le troisième juge aurait pour sa part ordonné un nouveau procès, car il trouvait que le juge avait donné son opinion au jury.

Avec ce mince espoir, M. Mailhot s'est adressé à la Cour suprême, qui a accepté de l'entendre.

L'audition doit se tenir en mars. M. Mailhot a tenté de recouvrer la liberté en attendant, mais cette fois, il n'a pas réussi.

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