Prostitution: Kathleen Wynne inquiète de la nouvelle loi

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«J'ai été attentive au débat au cours de la dernière année et plus particulièrement lorsque la loi C-36 a été proposée. Et je constate avec inquiétude que la soi-disant ''Loi sur la protection des collectivités et des personnes victimes d'exploitation'' pourrait ne pas protéger les ''personnes exploitées'', ni les ''communautés''», a souligné la première ministre de l'Ontario, dans son communiqué.

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La Presse Canadienne
TORONTO

La première ministre de l'Ontario Kathleen Wynne, qui s'inquiète des effets de la nouvelle loi sur la prostitution sur les travailleuses du sexe, a demandé dimanche à son procureur général de se prononcer sur sa «validité constitutionnelle».

Mme Wynne a indiqué par voie de communiqué qu'elle avait aussi demandé à son ministre de la Justice de lui suggérer des «options» si la loi ne s'avérait pas compatible avec la Charte des droits et libertés.

La nouvelle législation fédérale est entrée en vigueur dimanche alors que plus d'une soixantaine d'organisations à travers le pays réclament son abrogation.

Ces groupes estiment que les nouvelles mesures continueront de menacer la sécurité des travailleurs, comme c'était le cas avec l'ancienne loi - un argument soutenu aussi par Mme Wynne.

Il y a un an, la Cour suprême du Canada avait invalidé l'ancienne loi sur la prostitution et elle avait donné un an au gouvernement pour qu'il en rédige une nouvelle.

Les nouvelles règles criminalisent l'achat de services sexuels et toute publicité ou sollicitation pour en offrir. La loi permet toutefois aux prostituées de bénéficier d'une certaine immunité judiciaire.

«J'ai été attentive au débat au cours de la dernière année et plus particulièrement lorsque la loi C-36 a été proposée. Et je constate avec inquiétude que la soi-disant ''Loi sur la protection des collectivités et des personnes victimes d'exploitation'' pourrait ne pas protéger les ''personnes exploitées'', ni les ''communautés''», a souligné Mme Wynne, dans son communiqué.

«Je ne suis pas une experte, et je ne suis pas avocate. Mais en tant que première ministre de cette province, je suis préoccupée par l'idée que cette loi n'améliorera pas la sécurité des travailleuses du sexe», a-t-elle poursuivi.

Les relations sont de plus en plus tendues entre la première ministre ontarienne et son homologue du gouvernement fédéral Stephen Harper. Mme Wynne avait affirmé dans les derniers jours que M. Harper avait refusé de la rencontrer pour discuter de différents enjeux.

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