Valérie Poulin-Collins retourne en prison après l'échec d'une thérapie

Valérie Poulin Collins... (Sylvain Mayer)

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Valérie Poulin Collins

Sylvain Mayer

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Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne

Valérie Poulin-Collins, condamnée à 31 mois d'emprisonnement pour avoir enlevé un bébé à l'hôpital de Trois-Rivières en mai 2014, est retournée derrière les barreaux mardi dernier après avoir échoué à une première thérapie en cure fermée dans un centre spécialisé.

La jeune femme était sortie de prison le 8 septembre pour aller séjourner à la Maison Carignan, à Trois-Rivières, un centre de thérapie accrédité par les services correctionnels tant fédéraux que provinciaux.

Bien qu'il s'agisse d'une libération conditionnelle au sens de la loi, la jeune femme n'était pas libre pour autant, a expliqué le directeur général de la Maison Carignan, Alain Poitras, en entrevue avec La Presse Canadienne.

«C'était une cure fermée, 24 heures sur 24. Elle couchait ici et ne sortait pas. Les commissaires aux libérations conditionnelles avaient émis une ordonnance assez chargée d'une multitude de conditions à respecter en raison de la nature du crime qu'elle a commis, qui était assez grave», a-t-il dit.

M. Poitras est demeuré discret sur la nature des écarts de comportement de la jeune femme pour des raisons de confidentialité, mais il a quand même précisé que ces écarts étaient assez sérieux pour justifier sa décision de demander aux services correctionnels de l'incarcérer à nouveau.

«C'est sûr qu'on ne met pas quelqu'un dehors parce qu'elle fait une erreur. C'est une multitude de choses qui font en sorte qu'on analyse ça pour en venir à une décision comme ça», a-t-il dit.

Il a toutefois ajouté que la décision n'était pas irrévocable et que la détenue le sait.

«Je lui ai dit qu'on va la retourner en prison afin de la faire réfléchir. La direction clinique n'est pas totalement fermée à la reprendre, mais on veut qu'elle prenne le temps, en prison, de réfléchir sur sa conduite», une approche qui, selon lui, donne parfois des résultats sans toutefois les garantir.

«On l'a déjà fait avec des gens qui, après un ou deux mois, sont revenus hyper-motivés à l'établissement. Il y en a d'autres où les efforts n'ont pas abouti nulle part», a-t-il précisé.

Valérie Poulin-Collins souffre d'un trouble de personnalité limite, selon son avocate, et a un passé marqué par la toxicomanie.

Le 26 mai 2014, elle s'était déguisée en infirmière et avait enlevé la petite Victoria, qui était née quelques heures auparavant, avant de prendre la fuite.

Elle avait pu être retracée dans les heures suivantes grâce à l'intervention d'internautes qui l'avaient identifiée sur les réseaux sociaux. L'enfant avait été retournée saine et sauve à ses parents.

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