La famille d'un suicidé du Casino est déboutée

Au terme du procès civil, le juge Robert... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE)

Agrandir

Au terme du procès civil, le juge Robert Castiglio, de la Cour supérieure, a conclu qu'il n'avait pas été démontré que la Société des casinos devait assumer une part de responsabilité dans le suicide de Jules Grenier.

PHOTO ARCHIVES LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

L'épouse et le fils d'un joueur pathologique qui s'est suicidé en sortant du casino le 2 avril 2008 échouent dans leur poursuite en dommages contre la Société des casinos du Québec.

Au terme du procès civil, le juge Robert Castiglio, de la Cour supérieure, a conclu qu'il n'avait pas été démontré que la Société des casinos devait assumer une part de responsabilité dans le suicide de Jules Grenier. L'homme de 74 ans s'est pendu à la structure du pont des Îles, quelques minutes après être sorti du Casino de Montréal, le soir du 2 avril 2008.

Les caméras de surveillance montrent que M. Grenier a passé quelques heures dans le Casino, avant de repartir à 21 h 14, avec sa voiture. Six minutes plus tard, à 21 h 20, un préposé aux stationnements identifiait la voiture de M. Grenier près du pont et retrouvait le malheureux pendu.

 Retraite

À sa retraite, en 2000, M. Grenier et son épouse, Dolores Castilloux, avaient quitté leur Gaspésie natale pour venir s'établir à Montréal et se rapprocher de leurs fils. M. Grenier s'est mis à jouer au Casino, au point d'y flamber les économies amassées pendant sa vie, soit plus d'un demi-million. En août 2007, le couple a déclaré faillite. Après, M. Grenier et son épouse ont continué d'aller au Casino. Dans la semaine précédant sa mort, M. Grenier aurait perdu 6000 $ au jeu.

Au début de la soirée du 2 avril 2008, M. Grenier a quitté la maison en disant à sa femme « de faire attention à elle ». Il s'est ensuite rendu chez un de ses trois fils pour lui remettre une enveloppe contenant des bijoux à remettre à ses petits-enfants. Il est parti en disant à son fils qu'il entendrait parler de lui dans les prochains jours. Alarmé par l'attitude étrange de son père, le fils a appelé la police de Longueuil, qui a communiqué à son tour avec la sécurité du Casino, à 20 h 45. Il n'était cependant pas certain que M. Grenier s'était rendu au Casino.

Des recherches pour localiser M. Grenier ont été déclenchées au Casino, mais il était trop tard pour lui, lorsqu'il a été découvert.

À l'origine, la poursuite réclamait un million en dommages et reprochait deux choses à la Société des casinos : ne pas avoir porté secours à M. Grenier le soir fatidique ; avoir fait de M. Grenier un joueur pathologique par divers procédés de séduction. Ce second volet a été abandonné vers la fin du procès.

Il s'est écoulé 29 minutes entre le moment où le Casino a été avisé par la police de la possible présence de M. Grenier, qui pourrait être suicidaire, et le moment où celui-ci a quitté l'établissement. Les employés du Casino n'ont pas pu le localiser dans ce court laps de temps, parmi les 300 clients du Casino, d'autant plus que sa présence n'était pas certaine. Le juge a rejeté la poursuite.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer