Bébés morts à Winnipeg: une autopsie indépendante demandée

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Les autorités cherchent toujours à savoir qui sont les parents, comment les bébés sont morts et s'ils étaient nés à terme.

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Chinta Puxley
La Presse Canadienne
WINNIPEG

L'avocat d'une femme accusée d'avoir caché les restes de six bébés dans un entrepôt estime qu'un médecin légiste indépendant devrait effectuer les autopsies pour déterminer s'ils étaient vivants.

Greg Brodsky, qui représente Andrea Giesbrecht, a indiqué qu'il voulait s'assurer ainsi que les autopsies étaient menées de façon impartiale. Selon Me Brodsky les «foetus» retrouvés ne sont pas considérés comme des personnes selon la loi s'ils avaient moins de 20 semaines d'âge gestationnel.

Il a ajouté que l'autopsie devrait aussi déterminer si les bébés étaient morts-nés.

Selon l'avocat, les résultats pourraient être influencés par l'opinion du médecin.

Giesbrecht, qui est restée impassible pendant l'audience, fait face à six chefs d'accusation de dissimulation de corps et d'un chef de bris de probation.

La femme de 40 ans est en détention préventive depuis que les restes des corps ont été découverts par des employés de la compagnie d'entreposage U-Haul, à Winnipeg, le 20 octobre dernier.

Les examens médicolégaux pourraient prendre des mois, selon le service de police, étant donné l'état des restes humains. Les autorités cherchent à savoir qui sont les parents, comment les bébés sont morts et s'ils étaient nés à terme.

Le médecin-légiste en chef du Manitoba, Thambirajah Balachandra, s'oppose à la demande de Me Brodsky. Il estime que ce serait l'équivalent d'inviter l'accusée dans la salle d'examen.

L'avocat de Giesbrecht estime que sa cliente devrait elle aussi pouvoir superviser les autopsies, puisque la police a elle-même ce droit.

«La personne qui a le plus à perdre n'a pas le droit d'être là, selon la Couronne», a déploré Me Brodsky.

Il a plaidé que le médecin légiste engagé par la défense ne se contenterait que d'observer «avec ses mains dans ses poches et du velcro sur la bouche».

La procureure de la Couronne, Debbie Buors a souligné qu'elle n'avait pas de pouvoir sur le bureau du médecin légiste.

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