Il avait parié sur Clinton, il va vendre des souvenirs de Trump

Le 8 novembre, un marchand de souvenirs de la Maison-Blanche s'est retrouvé... (ARCHIVES AP)

Agrandir

ARCHIVES AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse

Le 8 novembre, un marchand de souvenirs de la Maison-Blanche s'est retrouvé démuni après avoir parié sur Hillary Clinton. Mais avec l'investiture de Donald Trump cette semaine, Jim Warlick pourrait quadrupler ses ventes.

Dans sa boutique de souvenirs située à deux pas du célèbre bâtiment exécutif, on trouve T-shirts, figurines, crayons, casquettes ou encore tasses à l'effigie du nouveau président.

Mais niché au fond du magasin, un côté résistance s'est installé. «Love Trumps hate» («L'amour l'emporte sur la haine»), «Don't blame it on me, I voted for Hillary» («Ce n'est pas de ma faute, j'ai voté pour Hillary»), les slogans anti-Trump ressortent.

Une première pour Jim Warlick, propriétaire du magasin, qui ne vend normalement que des produits dérivés de présidents élus.

«Vous avez du pro-Trump et du anti-Trump, ça n'est jamais arrivé auparavant. Mais ça reste de la business! Si les gens veulent du anti-Trump, alors on va leur en donner», dit-il.

Ce fervent partisan du démocrate Bernie Sanders avait tout misé sur une victoire d'Hillary Clinton. Il avait commandé pour 100 000 dollars de produits dérivés à l'effigie de l'ancienne secrétaire d'État démocrate.

«Nous avons commencé à planifier l'investiture en mai dernier avec nos fournisseurs afin d'avoir des produits conçus spécialement pour Hillary et pour le président élu. Je pensais qu'Hillary allait gagner», rappelle-t-il.

M. Warlick a connu toutes les investitures depuis celle de Ronald Reagan en 1981. Celle de cette semaine ne lui fait pas peur alors qu'on attend jusqu'à 900 000 personnes dans la capitale, y compris pour la prestation de serment vendredi, sans compter des centaines de milliers de manifestants annoncés pour samedi.

Quinze employés se relaieront dans le magasin pendant la fin de semaine. La boutique sera ouverte de six heures du matin à minuit, trois jours d'affilée.

M. Warlick pense qu'entre vendredi et dimanche, il devrait quadrupler son chiffre d'affaires et vendre plus de 50 000 produits dérivés.

Pendant toute la durée du mandat de Donald Trump, ce démocrate devra vivre entouré d'objets à l'effigie du milliardaire. Comment va-t-il tenir le coup? Le commerçant répond en riant: «En comptant les dollars»!




publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer