Pas chiche de braquer le kebab

Un vendeur de kebabs de Nouvelle-Zélande a ignoré le voleur armé qui lui... (Capture d'écran tirée de YouTube)

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Agence France-Presse
Wellington, Nouvelle-Zélande

Un vendeur de kebabs de Nouvelle-Zélande a ignoré le voleur armé qui lui réclamait sa caisse et continué tranquillement à servir ses clients: les images de l'incident ont fait fureur sur internet mais lui dément être un héros.

Said Ahmed, propriétaire de la Egyptian Kebab House à Christchurch explique comment il a décidé de mettre au défi son agresseur, vêtu d'un sweat noir et le visage masqué, lorsqu'il a fait irruption un soir dans son commerce.

Sur les images de vidéosurveillance diffusées par la police, on voit le voleur agiter un sac de sport au visage de Said Ahmed tout en le braquant avec une arme à feu.



Mais au lieu de remplir le sac de billets de banque, Said Ahmed, 55 ans, continue d'envelopper une brochette et tourne le dos au voleur le temps de saisir des couverts en plastique.

Puis il contourne l'homme avec calme, donne son repas à son client et s'en va dans sa cuisine.

Le braqueur reste immobile quelques secondes, ne sachant apparemment que faire, et repart bredouille, quelque peu penaud.

Les images de l'incident, survenu le 28 mai, ont été vues près de 140 000 fois. Des internautes ont salué le marchand de kebabs «le plus cool de tous les temps».

Celui-ci a raconté que l'homme avait réclamé de l'argent mais que sa première pensée fut de servir son client, ce qui a dérouté le braqueur.

«Il ne m'a pas fait peur. Il a été surpris de ma réaction», a-t-il raconté au groupe de médias Fairfax New Zealand. «J'étais sûr qu'il n'allait pas me tirer dessus. Il est venu pour me voler, pas pour me tuer».

M. Ahmed, qui a émigré il y 20 ans en Nouvelle-Zélande en provenance d'Egypte, ajoute que c'est le premier incident du genre depuis qu'il a ouvert son restaurant il y a 15 ans.

«Quand il est parti, mon coeur battait fort», a-t-il raconté au New Zealand Herald.

Désormais, il ferme son commerce un peu plus tôt et conseille à ses enfants «d'être un peu courageux. La vie peut changer en quelques secondes».

La police est toujours à la recherche du voleur raté.

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