Un maire aux mains baladeuses fait scandale au Mexique

«Quand quelqu'un est joyeux, et que les femmes... (Photo tirée de YouTube)

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«Quand quelqu'un est joyeux, et que les femmes sont joyeuses, ce quelqu'un ne mesure pas ses actes» s'est défendu le maire Hilario Ramírez.

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Agence France-Presse
Mexico

Un maire du Mexique, qui avait reconnu l'année dernière avoir «un petit peu» pioché dans les caisses publiques, a provoqué l'indignation pour avoir soulevé la robe de sa jeune partenaire de danse pendant sa dispendieuse fête d'anniversaire.

Hilario Ramírez, édile de San Blas, dans l'État de Nayarit, a expliqué qu'il s'était laissé «entraîner par l'émotion de la fête», à laquelle ont participé des milliers de personnes.

Dans une vidéo qui a inondé les réseaux sociaux, le maire à la moustache fournie apparaît en train de danser sur une scène, collé à une jeune femme.

Il lui soulève à plusieurs reprises le bas de la robe, dévoilant toute sa culotte.

«Quand quelqu'un est joyeux, et que les femmes sont joyeuses, ce quelqu'un ne mesure pas ses actes. Ce n'est pas une raison, je demande pardon à mon amie Rosita», déclare Hilario Ramírez, 44 ans, dans une interview avec Milenio TV, la chemise largement ouverte.

«Maintenant que je me vois dans les médias, ah putain, ce n'est pas bien. Je sais que c'est une grande offense pour les femmes, (...) j'ai une mère, des soeurs, des filles», ajoute le maire, qui dit se considérer comme une personne «responsable».

Il ne s'excuse pas, en revanche, d'avoir offert les festivités.

Interrogé sur le coût estimé de la fête - 15 millions de pesos, un million de dollars, M. Ramirez affirme ne pas connaître le montant exact mais exclut que des fonds publics aient été utilisés.

Quelque 600.000 bières et 50 têtes de bétail ont été servies pendant la soirée, animée par le groupe El Recodo, très populaire dans le nord du Mexique et le sud des États-Unis, selon la presse locale.

Le maire, dont c'est le deuxième mandat consécutif à la tête de la commune, avait déjà fait parler de lui en 2014, quand, en pleine campagne pour sa réélection, il avait reconnu s'être «un petit peu» servi dans les caisses.

«Si j'ai volé la mairie? Oui je l'ai volée! Mais un petit peu parce qu'elle est vraiment pauvre», avait-il lancé.

Il raconte désormais qu'il s'agissait d'une plaisanterie : «Si j'avais été un voleur, je n'aurais pas été élu deux fois».

Une parlementaire a demandé au ministère des Finances l'ouverture d'une enquête sur l'origine des fonds utilisés pour sa fête d'anniversaire.

M. Ramirez a indiqué qu'il prévoyait de se racheter en offrant une autre fête, à l'occasion de la Journée internationale de la femme.

«Nous leur offrirons des cadeaux, mais danserons avec les mains comme ça», a-t-il plaisanté, en plaquant les bras le long de son corps.

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