Le travesti Conchita Wurst, invité surprise au Crazy Horse

Au milieu du spectacle habituel du cabaret, Conchita... (Photo AFP)

Agrandir

Au milieu du spectacle habituel du cabaret, Conchita Wurst, avec ses yeux de biche, sa longue chevelure et sa barbe courte noire, est apparue bluffante de féminité et de grâce, tout autant que les légendes danseuses du Crazy.

Photo AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Agence France-Presse
Paris

Conchita Wurst, le travesti autrichien à barbe qui a remporté le concours Eurovision de la chanson 2014, a fait ses premiers pas jeudi soir sur la scène du Crazy Horse, à Paris, dont elle sera l'invitée surprise le temps d'une résidence du 9 au 15 novembre.

Le premier travesti à se produire dans le temple international du nu féminin chic, fondé en 1951, a présenté devant le public et la presse deux des trois tableaux montés spécialement pour lui, dans des costumes signés Jean-Paul Gaultier et une mise en scène de la chorégraphe Bianca Li.

Présentée par le Crazy Horse comme «une artiste libre se jouant des conventions avec grâce et humour», Conchita Wurst, 25 ans, succède comme invitée exceptionnelle à la comédienne française Clotilde Courau, la performeuse Dita von Teese ou la chanteuse Arielle Dombasle.

Au milieu du spectacle habituel du cabaret, Conchita Wurst, avec ses yeux de biche, sa longue chevelure et sa barbe courte noire, est apparue bluffante de féminité et de grâce, tout autant que les légendes danseuses du Crazy.

Telle une reine sur son trône, dans un bustier or et une longue jupe transparente, Conchita a interprété «Rise like a Phoenix», la chanson qui lui a permis de remporter l'Eurovision. A ses pieds, six danseuses du Crazy, nues et dans des poses langoureuses, arboraient elles aussi la même barbe en postiche, déclenchant l'étonnement et parfois les rires des spectateurs.

Après l'entracte, Conchita Wurst est revenue pour une deuxième chanson en robe courte or et argent découvrant ses jambes, accompagnée de six danseuses seins nus et portant des pantalons or, dans l'esprit des variétés des années 70.

«Ma singularité est d'être la première lady spéciale du Crazy. J'ai saupoudré un peu de mon esprit sur le spectacle. Peut-être des spectateurs préféreraient que je ne sois pas là...», a confié à l'AFP Conchita Wurst, ravie d'incarner «une femme d'un autre genre».

«Dans mon monde, l'orientation sexuelle, la couleur de peau ou la religion ne sont pas des choses importantes. Cela concerne l'être humain, pas la société», a ajouté Conchita, à la ville Thomas Neuwirth, qui après sa résidence au Crazy Horse, terminera l'enregistrement de son premier album.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer