Une mère tente de remplacer sa fille pour un examen

Les épreuves du baccalauréat, qui sanctionne la fin... (Photo Frédérick Florin, AFP)

Agrandir

Les épreuves du baccalauréat, qui sanctionne la fin des études secondaires en France, ont commencé lundi avec l'épreuve de philosophie, première d'un marathon écrit d'une semaine.

Photo Frédérick Florin, AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Paris

Une quinquagénaire a été prise en flagrant délit mercredi après-midi alors qu'elle tentait de prendre la place de sa fille lors d'une épreuve d'anglais du baccalauréat dans un lycée parisien, a appris l'AFP de source policière.

Vers 15h30, le proviseur de ce lycée situé dans le Xe arrondissement de Paris prévient les policiers «d'une tricherie en cours» lors d'une épreuve du baccalauréat qui se déroule dans son établissement.

La femme de 52 ans, qui essayait de remplacer sa fille pour une épreuve d'anglais, a été repérée par une surveillante qui avait vu la (vraie) lycéenne lors de l'épreuve de philosophie dans l'établissement quelques jours plus tôt. «Elle s'est vite rendue compte que ce n'était pas la même», a raconté la source.

Les policiers ont donc conduit la mère au commissariat où elle a été «entendue librement», selon cette source.

Interrogé par l'AFP, le Siec (Service interacadémique des examens et concours qui organise le bac pour les académies de Paris, Créteil et Versailles) a rappelé qu'il «ne commentait pas les cas en cours».

Il a cependant indiqué que «l'administration peut poursuivre au pénal la mère et la candidate». La sanction pénale «peut être une peine d'emprisonnement et une amende», a-t-il ajouté sans autre précision.

La candidate «sera aussi convoquée devant une commission disciplinaire qui se tiendra cet été, dans les deux mois après la publication des résultats», a dit le Siec.

Les sanctions administratives vont du blâme à l'interdiction temporaire, jusqu'à cinq ans, de se présenter à des examens ou de s'inscrire dans l'enseignement supérieur.

La lycéenne «peut continuer à passer les épreuves mais les candidats soupçonnés de fraude ne connaissent pas leurs résultats. Ils doivent attendre les conclusions de la commission de fraude pour éventuellement les obtenir».

Les épreuves du baccalauréat, qui sanctionne la fin des études secondaires en France, ont commencé lundi avec l'épreuve de philosophie, première d'un marathon écrit d'une semaine.

Au total, 664 709 candidats vont tenter cette année de décrocher le diplôme dont la moitié (51%) au «bac» général, près d'un tiers (28%) au bac professionnel et un cinquième (21%) au bac technologique.

Les candidats devront patienter jusqu'au 5 juillet pour savoir s'ils ont décroché leur diplôme.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

la boite:1600127:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer