Benyamin Nétanyahou sacrifie ses crèmes glacées

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou.... (Photo Uriel Sinai, Reuters)

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Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou.

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Agence France-Presse
Jérusalem

Première d'une série de restrictions budgétaires promises à Israël? Le premier ministre Benyamin Nétanyahou a fait savoir qu'il renonçait à financer son péché mignon - les crèmes glacées - sur les deniers publics, selon le Yediot Aharonot.

À la demande des Nétanyahou, une enveloppe budgétaire annuelle de 10 000 shekels (2700 $) était consacrée à la consommation de crème glacée de la famille - Benjamin, son épouse Sarah et leurs deux fils - à la résidence officielle du premier ministre à Jérusalem, rapporte vendredi le quotidien populaire.

Le couple Nétanyahou est régulièrement la cible des médias israéliens pour son train de vie, jugé dispendieux.

«Bibi», comme est surnommé le premier ministre, est accro à la crème glacée, croit savoir le Yediot, reprenant des informations publiées sur le site d'actualité économique Calcalist.

Il aurait jeté son dévolu sur les spécialités à la vanille et à la pistache d'un glacier du quartier chic de Rehavia, dans le centre de Jérusalem-Ouest.

Combien de glaces peut-on acheter pour 10 000 shekels chaque année? s'interroge perfidement le tabloïd.

Sachant que le kilo des glaces préférées de «Bibi» coûte 60 shekels (16 $), les Nétanyahou auraient acheté environ 14 kilos de crème glacée chaque mois, a calculé le journal.

Benyamin Nétanyahou a réagi en annonçant aussitôt jeudi soir l'arrêt des livraisons de son glacier, qualifiant la dépense d'«exorbitante et inacceptable».

Interrogé vendredi par l'AFP, son porte-parole a confirmé que «dès qu'il a appris hier qu'il y avait eu un accord entre son bureau et un glacier pour la fourniture de crèmes glacées à sa résidence officielle, le premier ministre a donné l'ordre de l'annuler immédiatement.»

La question est maintenant de savoir s'il autorisera d'autres coupes dans ses dépenses ménagères. En 2011, le budget de la résidence officielle du premier ministre - comprenant le nettoyage, l'habillement et la nourriture - s'était élevé à 2,46 millions de shekels (672 000 $), financé par les deniers publics, précise le Yédiot.

Le salaire minimum en Israël est de 4300 shekels (1175 $).

Les questions sociales ont été le thème central de la récente campagne pour les élections législatives, à l'issue desquelles M. Nétanyahou a été reconduit, avec une majorité réduite, pour un deuxième mandat consécutif.

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