Difficile de trouver mieux pour représenter la dissémination de la culture américaine que l'empire bâti par Walt Disney. Avec ses films, ses produits dérivés et ses parcs, l'entreprise a étendu ses tentacules dans le monde entier. Rares sont les coins du monde où l'on ne reconnaît pas Mickey Mouse. Hong Kong ne fait pas exception. Disney y a ouvert en 2005 le plus petit de ses parcs, le seul en territoire chinois.

Marie-Eve Morasse LA PRESSE

«C'est un parc très chinois», avait avisé une guide avant notre visite. Très chinois, Mickey Mouse et ses amis? C'est en arrivant sur les lieux qu'on comprend: les visiteurs qui s'y rendent proviennent en grande majorité de la Chine continentale. Disney a l'intention d'ouvrir un nouveau parc à Shanghai en 2015, mais d'ici là, c'est à Hong Kong que convergent les Chinois qui veulent rencontrer Mickey.

Bien que les racines du parc soient indéniablement américaines, l'esprit asiatique plane partout: de l'encens a été brûlé chaque fois qu'un nouveau pavillon a été construit et un maître feng shui a été consulté pour décider de l'orientation des bâtiments, au degré près. Rien n'a été laissé au hasard, pas même la journée de l'inauguration, le 12 septembre 2005, date considérée comme chanceuse.

Disneyland Hong Kong n'est pas très grand, selon les «normes Disney». Mais tous les classiques y sont puisqu'il a été calqué sur le parc original de Disney, situé à Anaheim, en Californie.

Le château de la Belle au bois dormant se dresse tout au bout de la «rue principale», qui regroupe plusieurs boutiques de souvenirs. On ne peut entrer dans le château, mais on le traverse pour découvrir Fantasyland, où se trouvent des manèges comme les fameuses tasses de thé tournantes et le carrousel de Cendrillon.

D'ici 2014, Disneyland Hong Kong bénéficiera d'investissements de près de 500 millions de dollars et sa superficie devrait augmenter de 23%, avec l'ajout de 30 nouvelles attractions.

La plus récente nouveauté est le Toy Story Land, consacré au film du même nom. C'est le cowboy Woody en format géant qui nous accueille dans cette section du parc, conçue pour que les humains se sentent réduits au format jouets. Et ça marche! Les visiteurs deviennent de petits soldats verts quand ils se rangent côte à côte pour monter et redescendre rapidement dans les parachutes. C'est d'ailleurs dans ce nouveau secteur que se trouvent les manèges les plus imposants. Et comme partout dans le parc, la vue est fabuleuse, car les manèges se découpent sur les montagnes verdoyantes de Hong Kong.

Nouilles et dim sum

La nourriture qu'on sert à Disneyland Hong Kong est également adaptée au public en grande partie asiatique: bien qu'on y trouve sans peine des hamburgers et des frites, ce sont les nouilles, les dim sum et le riz qui sont les plus visibles.

Et comme dans tous les autres parcs Disney, les personnages emblématiques de l'entreprise sont partout. Mickey et Minnie accueillent les visiteurs à l'entrée, Buzz Lightyear signe des autographes, mais doit laisser ses admirateurs en plan sous prétexte qu'il doit «retourner dans l'espace». Il est vrai qu'avec plus de 30 degrés à l'ombre et un taux d'humidité à faire transpirer n'importe qui, l'air conditionné de la navette spatiale doit être bienvenu...

Il faut se rendre dans l'île de Lantau, où se trouve notamment l'aéroport de Hong Kong, pour aller à la rencontre de Mickey et consorts. On met une trentaine de minutes du centre-ville de Hong Kong pour atteindre le parc en métro. Lorsqu'on privilégie ce moyen de transport, le voyage commence 10 minutes avant d'arriver, dès que l'on rejoint la Disneyland Resort Line. Les fenêtres et les poignées des voitures de métro prennent les formes de la tête de Mickey et dès lors, l'excitation des petits et des plus grands monte d'un cran...

Une partie des frais de ce voyage a été payée par l'Office de tourisme de Hong Kong et Cathay Pacific.