(New Delhi) Les touristes seront à nouveau les bienvenus au Cachemire indien dès cette semaine après en avoir été chassés juste avant la suppression de son autonomie par New Delhi, a annoncé lundi son gouverneur.

Agence France-Presse

Début août, les autorités avaient enjoint aux vacanciers d’« immédiatement » partir de cette région himalayenne contestataire et disputée avec le Pakistan en raison de « menaces terroristes » pesant sur un célèbre lieu de pèlerinage hindou.

Les autorités centrales indiennes y avaient à cette époque coupé les liaisons téléphoniques et internet et unilatéralement révoqué le statut d’autonomie dont elle jouissait.

La demande officielle faite aux « touristes de quitter la vallée sera levée » à partir de jeudi, a déclaré dans un communiqué le gouverneur du Cachemire indien Satya Pal Malik, sans autres précisions sur les raisons de cette mesure.

M. Malik a juste expliqué, comme l’a déjà fait savoir New Delhi, qu’il était graduellement mis fin au couvre-feu, ajoutant que « toutes les restrictions en matière de sécurité » avaient été supprimées « dans la majeure partie » de la région.

Les voyagistes s’étaient plaints fin août de la chute brutale du nombre des visiteurs, 150 étrangers seulement étant allés au Cachemire indien du 5 août à la fin de ce même mois alors que plus d’un demi-million de touristes s’y étaient rendus les sept premiers mois de l’année, d’après les chiffres officiels.

En outre, quelque 340 000 personnes avaient fait le déplacement pour des motifs religieux en juillet, juste avant la fermeture du grand site de pèlerinage hindou.

Des centaines de milliers de soldats indiens sont déployés dans la région pour empêcher tout embrasement. Des milliers de Cachemiris, dont les principaux responsables politiques locaux, ont été arrêtés depuis août.

L’Inde et le Pakistan se disputent le Cachemire, divisé de fait entre eux, depuis la partition de l’empire colonial britannique des Indes en 1947. Ces deux pays se sont affrontés dans deux guerres et dans d’innombrables accrochages à son sujet.