(Colombo) Le Sri Lanka, qui a rouvert prudemment ses portes aux touristes étrangers jeudi après dix mois de mise à l’arrêt du secteur à cause de la pandémie de COVID-19, a annoncé limiter les arrivées à 2500 par jour.

Agence France-Presse

Le plafonnement du nombre de visiteurs permettra d’éviter de saturer les centres de dépistage du coronavirus, a expliqué le Bureau de promotion du tourisme.

« Nous avons fixé une limite quotidienne de 2500 touristes pour nous assurer qu’il reste suffisamment de tests PCR pour le rapatriement des Sri Lankais », a déclaré la directrice du Bureau du Tourisme Kimarli Fernando, dans la capitale Colombo.

Qatar Airways, Emirates et plusieurs autres compagnies aériennes assurent actuellement des vols de rapatriement et de transit, ayant permis le retour de quelque 40 000 Sri Lankais sur l’île depuis fin juillet.

Selon le gouvernement, 68 000 de ses ressortissants attendent encore de pouvoir rentrer.

L’île de 21 millions d’habitants effectue quelque 13 000 tests PCR chaque jour, mais les médecins ont appelé à accélérer le dépistage.

Les contaminations de coronavirus au Sri Lanka connaissent une flambée depuis octobre, passant de 3300 cas et 13 décès à plus de 55 000 cas et 274 décès aujourd’hui.

Le département de l’immigration a délivré 75 visas touristiques à ce jour depuis l’annonce de la réouverture lundi. « Pas de grands chiffres, mais il faut bien un début. Les hôtels reçoivent beaucoup de demandes », a ajouté Mme Fernando.

« Toutes les mesures de précaution ont été mises en place pour faire de l’île une destination aussi saine, sûre et sereine que possible pour les visiteurs », a assuré le Bureau du Tourisme.

Il n’y a pas de séjour minimum requis, mais les touristes doivent présenter obligatoirement un test PCR négatif réalisé dans les quatre jours précédant leur arrivée.

Les visiteurs ne peuvent toutefois séjourner qu’au sein d’établissements compris dans une liste restreinte de 55 hôtels et ne sont autorisés à se déplacer sur l’île qu’accompagnés de responsables au cours des deux premières semaines de leur séjour.

Les individus ayant séjourné en Grande-Bretagne au cours des deux dernières semaines ne seront toujours pas autorisés à entrer au Sri Lanka, où les vols en provenance ou via la Grande-Bretagne ne sont plus autorisés pour éviter la propagation d’une souche plus transmissible du coronavirus.

Quelque 2,3 millions de touristes ont visité l’île en 2018, un record. Mais le nombre de visiteurs étrangers est tombé à 1,9 million l’année suivante, après les attentats sanglants de Pâques 2019.