(Pékin) Dômes, clochers et minarets, translucides dans le vent polaire : le festival de la sculpture sur glace bat son plein dans le Grand Nord chinois, placé cette année sous le signe des routes de la soie.

Agence France-Presse

Point de palmiers, d’oasis, ni de chameaux à Harbin, la grande ville du nord-est de la Chine où se déroule chaque année le plus grand festival mondial de sculpture sur glace, non loin de la frontière russe.

Le festival, organisé dans un des endroits les plus froids de Chine (températures entre -17 et -28 degrés mercredi) permet aux visiteurs de déambuler dans une véritable cité de glace, illuminée la nuit par des projecteurs multicolores. Il a attiré des millions de visiteurs depuis son lancement en 1985.

Cette année, les éphémères sculptures s’inspirent de l’antique route de la soie qui traversait l’Asie centrale, reliant la Chine à l’Europe avec ses caravanes de chameaux.

Le président chinois Xi Jinping s’est inspiré de cette épopée pour lancer son projet d’infrastructures des nouvelles routes de la soie, qui vise à cimenter les liens commerciaux entre la Chine et ses principaux clients.

L’édition est la première à ouvrir ses portes depuis que le nouveau coronavirus a frappé la Chine avant de se répandre à la surface du globe l’an dernier.

Afin de convaincre les touristes de venir admirer les palais de glace malgré la peur de l’épidémie, les organisateurs ont divisé pratiquement le billet d’entrée par trois.

Il n’en coûte plus que 100 yuans (19 $) cette année pour visiter ce festival qui dure jusqu’à fin février.