(Paris) L’Américaine Serena Williams, venue à Roland-Garros pour tenter d’égaler le record de Margaret Court avec un 24e titre du Grand Chelem, n’envisage toujours pas la retraite sportive, a-t-elle affirmé samedi à Paris le jour de ses 39 ans.

Pierrick YVON
Agence France-Presse

« Honnêtement, je n’aurais jamais pensé jouer à mon âge. Je veux dire, je ne fais pas mes 39 ans », a plaisanté la championne américaine à la veille du début du tournoi parisien, qu’elle ambitionne de remporter pour la quatrième fois après 2002, 2013 et 2015.

« Je ne sais pas quand cela va s’arrêter pour moi. Je prends juste du plaisir. Si je sens que c’est fini, c’est fini », a aussitôt ajouté la cadette des sœurs Williams. Sa grande sœur Venus, âgée elle de 40 ans, est également engagée Porte d’Auteuil et pourrait théoriquement la retrouver en huitièmes de finale.

Serena Williams, qui a remporté 73 titres et accumulé 93 millions de dollars de gain depuis ses débuts professionnels en 1995, n’a plus soulevé de Grand Chelem depuis les Internationaux d’Australie 2017, échouant en finale à quatre reprises depuis.  

Mais sa soif de succès reste intacte : « Je pense qu’une demi-finale, c’est toujours formidable. Mais est-ce bien pour moi ? Pas du tout », a-t-elle déclaré en faisant peut-être référence au record de Margaret Court. « Je suis à un moment de ma carrière où je ne peux pas être satisfaite. »

Après les Internationaux des États-Unis où elle s’est hissée en demi-finales, battue par la revenante Victoria Azarenka, Serena Williams a fait le choix de ne pas disputer de tournoi préalable sur terre battue, se contentant de se préparer en France avec l’entraîneur Patrick Mouratoglou. « Je ne suis pas à 100 % physiquement, mais je ne connais aucun athlète qui se sent parfait physiquement », a-t-elle estimé.

PHOTO ROBERT DEUTSCH, ARCHIVES USA TODAY SPORTS

Serena Williams a dû recevoir des traitements lors de son match de demi-finales aux Internationaux des États-Unis.

Pour s’imposer à Paris, l’Américaine aura un adversaire supplémentaire : les températures automnales, conséquences du report exceptionnel du tournoi à fin septembre en raison de la pandémie de COVID-19. « Je déteste le froid. Le froid et moi, ça fait deux », a-t-elle dit en voyant là son « talon d’Achille ».

« Mais je fais avec, je le prends du bon côté », a-t-elle aussitôt ajouté.