(Washington) L’ex-président américain Donald Trump a épinglé jeudi les footballeuses américaines, menées selon lui « par un groupe radical de folles gauchistes », pour leur défaite en demi-finale contre le Canada au tournoi olympique de soccer des Jeux de Tokyo, s’en prenant particulièrement à la vedette Megan Rapinoe.

Agence France-Presse

Battue en demi-finale par les Canadiennes (1-0), la sélection américaine est toutefois parvenue à finir les Jeux sur une bonne note jeudi, en battant les Australiennes 4 à 3, grâce notamment à un doublé de Megan Rapinoe.  

PHOTO DOUG MILLS, ARCHIVES NEW YORK TIMES

Le président Donald Trump lance un ballon de soccer lors d’une conférence de presse.

Si notre équipe de soccer, menée par un groupe radical de folles de gauche, n’était pas “woke “ elles auraient gagné la médaille d’or au lieu du bronze.

Donald Trump

« La femme aux cheveux violets a très mal joué et passe trop de temps à penser à la politique de gauche radicale et à ne pas faire son boulot ! » a-t-il ajouté à propos de Megan Rapinoe, 36 ans, double championne du monde et championne olympique de football.

PHOTO MARTIN BERNETTI, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Megan Rapinoe disputant le ballon à la Canadienne Janine Beckie lors du match de demi-finale remporté par le Canada le 2 août 2021.

« C'est une pilule amère à avaler. Évidemment, on ne veut jamais perdre contre le Canada », avait déclaré cette dernière après la défaite face aux Canadiennes lundi.  

Militante engagée contre Trump

Militante féministe, en première ligne de la lutte pour les droits des LGBT+ depuis son coming out en 2012, elle est aussi très engagée politiquement.

Megan Rapinoe avait fait campagne activement pour le démocrate Joe Biden contre Donald Trump lors de la dernière présidentielle de 2020, mais était déjà auparavant l’une des bêtes noires du milliardaire.  

En cas de sacre au Mondial, ni elle ni ses coéquipières n’iraient à la « p… de Maison-Blanche » sous Donald Trump, avait-elle notamment prévenu en 2019. Après un tweet acerbe, le président avait renoncé à convier les championnes du monde à Washington.