(Tokyo) Le report des Jeux olympiques d’’été de Tokyo à 2021 coûtera environ 2,8 milliards, selon les informations divulguées vendredi par le comité organisateur, le gouvernement municipal de Tokyo et le gouvernement japonais.

stephen wade
Associated Press

Les coûts du report des JO, attribuables à la pandémie de COVID-19, respecteraient les prévisions des observateurs évoquées depuis quelques mois. Les Jeux olympiques de Tokyo doivent commencer le 23 juillet 2021.

Environ deux tiers de ces coûts supplémentaires seront épongés par les institutions gouvernementales, alors que le tiers restant reviendra au comité organisateur.

Une infime partie des coûts supplémentaires pour la présentation des JO de Tokyo - ou les coûts totaux de l’évènement - sera défrayée par le Comité international olympique, qui mise essentiellement sur les fonds publics pour présenter ses évènements. De plus, le CIO tire la majeure partie de ses revenus des droits de télédiffusion et des ententes commerciales.

« Je crois que notre plus grand défi sera d’éponger les coûts supplémentaires, a admis la gouverneure de Tokyo Yuriko Koike en visioconférence. C’est un enjeu crucial pour la préparation des Jeux olympiques. Nous devons gagner la confiance et l’appui de la population de Tokyo et du Japon. »

Le Comité international olympique a indiqué qu’il verserait 650 millions pour couvrir certains des coûts du report, mais n’a pas encore précisé les détails de cette aide financière.

Les JO de Tokyo commencent à être très dispendieux.

Le coût officiel de présentation des JO de Tokyo est estimé à 12,6 milliards. Cependant, une enquête du bureau du vérificateur général effectuée l’an dernier a mentionné que les coûts avoisinent plutôt le double de ce montant. Tout, sauf une portion de 5,6 milliards, provient des poches des contribuables japonais.

Tokyo avait déclaré que les JO coûteraient environ 7,3 milliards à organiser lors de leur obtention en 2013.

Ce montant supplémentaire de 2 milliards s’ajoutera à cette facture déjà salée. Une étude de l’Université Oxford diffusée plus tôt cette année-elle avait été calculée avant la décision de reporter l’évènement-avait déjà avancé que les JO de Tokyo seraient les Jeux d’été les plus dispendieux de l’histoire-et la facture ne cesse de grimper.