(Damas) Deux civils ont été tués mardi à l’aube dans une frappe israélienne qui a visé des positions près de Damas, la quatrième attaque de ce type en Syrie en moins d’une semaine, a annoncé l’agence officielle syrienne Sana.

« À 0 h 15 (17 h 15 [heure de l’Est] lundi), l’ennemi israélien a mené une agression aérienne […] depuis le plateau du Golan occupé, visant plusieurs positions dans les environs de Damas et la région du sud » de la capitale, a indiqué l’agence.

« L’attaque s’est soldée par la mort de deux civils » et a provoqué des dégâts matériels, a ajouté Sana, citant une source militaire.  

Elle a ajouté que la défense aérienne syrienne avait intercepté « la plupart des missiles ».

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), « des missiles israéliens ont visé des positions militaires de groupes pro-iraniens près de Damas », ainsi que des positions de la défense anti-aérienne de l’armée syrienne dans d’autres régions.

L’OSDH, une organisation basée en Grande-Bretagne qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie, a fait état de trois morts, dont au moins un combattant pro-iranien.

Selon l’ONG, deux civils ont été tués par la chute d’un missile sur une usine à al-Kisweh, au sud-ouest de Damas, et un missile a visé un radar dans la région de Soueida (sud).

Au cours des dernières années, Israël a mené des centaines de frappes aériennes en Syrie contre des positions du régime, mais aussi contre celles des forces iraniennes et du Hezbollah, alliés de Damas et ennemis jurés d’Israël.

Dans un communiqué, le ministère syrien des Affaires étrangères a dénoncé les frappes et « mis une nouvelle fois en garde Israël contre le danger que pose cette politique agressive, qui entraîne la région vers une escalade ».

Il s’agit du quatrième raid israélien contre la Syrie en six jours.

Dans la nuit de samedi à dimanche, deux combattants pro-iraniens avaient été tués et cinq soldats syriens blessés dans un raid à Homs, dans le centre de la Syrie. D’autres raids avaient visé Damas jeudi et vendredi.

La guerre en Syrie a été déclenchée en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie et s’est complexifiée au fil des ans avec l’intervention de plusieurs pays et groupes armés étrangers.