(Jérusalem) Le gendre et conseiller du président Trump, Jared Kushner, a rencontré jeudi à Jérusalem le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou dans la perspective de la présentation du plan des États-Unis pour résoudre le conflit israélo-palestinien.

Agence France-Presse

Jared Kushner, qui avait fait étape au Maroc et en Jordanie avant d’arriver à Jérusalem, était accompagné par Jason Greenblatt, l’envoyé de M. Trump pour le Moyen-Orient, ainsi que par l’émissaire américain pour l’Iran, Brian Hook.

Il est le principal architecte du plan de paix auquel la Maison-Blanche travaille depuis des mois.

La présentation de ce plan a été retardée en raison des élections israéliennes du 9 avril, et de nouveaux développements intérieurs en Israël semblent de nature à remettre en question sa publication.

Devant l’incapacité de Benyamin Nétanyahou à former une coalition gouvernementale après les élections d’avril, le Parlement israélien a voté pour sa propre dissolution mercredi soir, moins de deux mois après avoir été élu, et les électeurs seront à nouveau appelés aux urnes le 17 septembre.

Le plan américain pourrait être considéré comme trop sensible pour être présenté pendant une nouvelle campagne électorale.

AP

Donald Trump et Benyamin Nétanyahou lors de la visite du dirigeant israélien à la Maison-Blanche en mars dernier.

M. Nétanyahou, qui a noué des liens étroits avec M. Trump, a fait référence au vote du Parlement lors de sa rencontre avec Kushner.  

«Même si nous avons eu un petit incident la nuit dernière, cela ne va pas nous arrêter», a déclaré M. Nétanyahou à l’issue de leur réunion à sa résidence.

«Nous allons continuer à travailler ensemble. Nous avons eu une réunion importante et fructueuse qui raffermit encore l’alliance» entre les États-Unis et Israël, a-t-il dit.

M. Kushner a déclaré à son interlocuteur apprécier «tous» ses efforts pour renforcer les relations entre les deux pays.

«Cela n’a jamais été aussi solide», a-t-il souligné.

Les dirigeants palestiniens ont déjà fait savoir qu’ils rejetaient le plan américain, affirmant que plusieurs mesures prises par M. Trump prouvaient un parti pris flagrant en faveur d’Israël, comme la reconnaissance américaine fin 2017 de Jérusalem comme capitale d’Israël.

La Maison-Blanche a prévu de présenter les 25 et 26 juin à Bahreïn le volet économique du plan.

Deux pays du Golfe, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, puissances du Golfe alliées de Washington, ont annoncé leur participation. Les dirigeants palestiniens, eux, ne feront pas le déplacement.

Les efforts pour une paix israélo-palestinienne sont à l’arrêt depuis l’échec de l’administration de Barack Obama en 2014.