Les protagonistes du conflit au Yémen ont convenu de tenir un nouveau round de pourparlers de paix le 14 janvier, a annoncé dimanche le médiateur de l'ONU au terme de six jours de discussions en Suisse.

Mis à jour le 20 déc. 2015
AGENCE FRANCE-PRESSE

« Nous avons décidé de tenir le prochain round de pourparlers le 14 janvier », a déclaré Ismaïl Ould Cheikh Ahmed lors d'une conférence de presse, sans préciser le lieu où se tiendraient les négociations.

« Nous avons réalisé des progrès notables mais insuffisants », a déclaré le médiateur onusien en faisant le point sur les résultats des pourparlers de paix tenus à huis clos depuis mardi entre des représentants du gouvernement reconnu internationalement et les rebelles dans une tentative de mettre fin à près de neuf mois de guerre au Yémen.

Il a dans ce contexte annoncé « un accord » sur la création d'« une commission de contacts et d'apaisement, formée de conseillers militaires des deux parties et supervisée par les Nations unies » ainsi que sur la mise en place de « mesures de confiance, incluant la libération des détenus et des prisonniers ».

Il a ajouté qu'il allait poursuivre ses consultations avec les différentes parties pour une reconduction du cessez-le-feu, qui expire lundi soir et qui a été constamment violé depuis son entrée en vigueur mardi.

« L'objectif, c'est de parvenir à un cessez-le-feu total et global et qu'il soit respecté par toutes les parties », a ajouté le médiateur onusien.

Il a appelé par ailleurs les protagonistes à « faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire dans les zones affectées » par la guerre, citant notamment Taëz (sud-ouest), la troisième grande ville du Yémen, assiégée depuis plus de trois mois par les rebelles chiites Houthis et leurs alliés.

Le médiateur a fait également état de progrès vers « un cadre de négociations pour un règlement » politique, fondé notamment sur la résolution 2216 du Conseil de sécurité de l'ONU qui somme les rebelles de se retirer des territoires conquis depuis l'an dernier et de restituer les armes lourdes.

La guerre, qui a directement affecté 80 % de la population de ce pays pauvre de la péninsule arabique, a également favorisé la montée en puissance de groupes djihadistes, dont l'organisation État islamique (EI).