(Bruxelles) Une dizaine de perquisitions ont été effectuées mercredi en Belgique, dont trois dans des casernes militaires, dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de liens avec l’extrême droite, a indiqué le parquet fédéral du pays.  

Publié le 3 nov. 2021
Agence France-Presse

Ce dossier du parquet s’inscrit dans la suite de l’affaire Jürgen Conings, sans avoir cependant de lien direct avec la mort de ce militaire radicalisé retrouvé mort en juin dernier après une traque de plus d’un mois.

Le militaire, fiché pour ses sympathies avec l’extrême droite, avait menacé de s’en prendre à des représentants de l’État belge et à un virologue connu ». Il s’est suicidé avec une arme à feu.  

L’affaire a mis en évidence un défaut de surveillance des éléments radicalisés au sein de l’armée et secoué la Défense belge. Plusieurs enquêtes internes ont alors été diligentées.

« Les individus potentiellement impliqués sont soupçonnés d’avoir diffusé ou mis à la disposition du public des messages dans l’intention d’inciter à commettre une infraction liée au terrorisme. Ce dossier se situe dans le cadre de milieux suspectés d’être liés à l’extrême droite », a précisé le parquet dans un communiqué.

Les onze perquisitions menées par la police judiciaire de Charleroi (Wallonie, sud) ont eu lieu dans trois casernes et huit domiciles, selon le parquet.  

Selon le journal Le Soir, l’enquête vise plus particulièrement quatre jeunes soldats francophones qui échangeaient des opinions extrémistes, notamment sur les réseaux sociaux.

Selon la RTBF (radio-télévision belge publique), cette opération n’avait pas pour objectif des interpellations, mais la saisie éventuelle de matériel pour analyse.