(Kiev) Kiev a annoncé vendredi des sanctions contre des personnes impliquées dans l’organisation des élections législatives russes en Crimée annexée par Moscou et dans l’est séparatiste prorusse de l’Ukraine en qualifiant ce vote de « farce ».

Agence France-Presse

La Russie a distribué plus de 600 000 passeports dans l’Est séparatiste de l’Ukraine, tandis que la Crimée est considérée par Moscou comme partie intégrante de son territoire.  

Des bureaux de vote sont prévus en Crimée dans le cadre des législatives qui se déroulent en Russie de vendredi à dimanche. Les habitants des régions séparatistes peuvent participer au scrutin de manière électronique dans ce territoire ou aller voter dans la région russe de Rostov, frontalière de l’Ukraine.   

« La Russie n’a pas le droit d’organiser des élections sur ces territoires, voilà pourquoi tous les participants » à ce processus, notamment « membres des commissions électorales » et « observateurs » seront frappés par ces « sanctions » en vertu d’un décret présidentiel qui sera publié « prochainement », a déclaré le secrétaire du Conseil de sécurité national Oleksiy Danilov.  

Il a également mis en garde les étrangers, notamment des Français et Serbes, souhaitant se rendre dans ces régions en qualité d’observateurs électoraux.

S’ils participent à « cette farce », « ils seront sans aucun doute visés par des sanctions », « qu’ils soient sénateurs ou autre genre de responsables bénéficiant d’une immunité », a-t-il martelé.  

Jeudi déjà, le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a dénoncé comme « violation du droit international » la tenue des élections russes en Crimée et la participation à ce vote des habitants des zones séparatistes.

« L’occupation russe prendra fin » un jour et la Russie « va devoir payer », a-t-il estimé.  

L’Ukraine est en conflit depuis 2014 avec des séparatistes prorusses largement considérés comme parrainés militairement par la Russie malgré ses dénégations. Cette guerre, qui a éclaté peu après l’annexion de la Crimée, a fait plus de 13 000 morts à ce jour.