(Moscou) Le maire de Moscou s’est inquiété vendredi d’une nouvelle envolée des cas de COVID-19 dans la capitale russe, la plus importante depuis janvier, avec des malades plus durs à soigner sur fond de campagne de vaccination poussive.

Agence France-Presse

« Nous voyons à quel point la COVID-19 est agressif et que la gravité des cas ne baisse pas. Au contraire, elle empire », a affirmé Sergueï Sobianine sur la chaîne publique Rossia-1.  

« Il y a un assez grand nombre de Moscovites en réanimation sous respirateur artificiel. Le danger est réel, il est élevé », a-t-il ajouté.

Alors que la mairie se préparait à un nouveau pic épidémique en avril-mai, celui-ci s’est déplacé « vers juin et juillet », a poursuivi M. Sobianine.  

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Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine

D’après les chiffres officiels, Moscou a recensé vendredi 5853 nouveaux cas de coronavirus, un record depuis le 14 janvier. En tout, la Russie a officiellement enregistré 12 505 nouveaux cas, portant le total à plus de 5,1 millions.

La mairie de Moscou a déjà annoncé mercredi la réouverture d’hôpitaux de campagne pour accueillir les malades de la COVID-19. Elle a toutefois rejeté l’éventualité d’un confinement comme au printemps 2020.

Les autorités moscovites ont en revanche annoncé renforcer les contrôles du port du masque dans les lieux publics, notamment les transports.

Saint-Pétersbourg, la deuxième ville du pays qui accueille à partir du 12 juin quatre matchs de l’Euro de soccer, a également reconnu être confronté à une croissance du nombre des infections.

Depuis décembre, à peine 18 millions de Russes, soit environ 12 % de la population, ont reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19, selon le recensement du site Gogov, qui agrège les données des régions et médias faute de chiffres officiels.

Alors que la population se méfie du vaccin, le pays est l’un des plus touchés par la pandémie.  

Selon l’agence publique des statistiques Rosstat, plus de 270 000 morts lui étaient liés à fin avril soit plus du double du bilan de 125 674 décès reconnus à ce jour par le gouvernement dans sa comptabilité quotidienne.