(Londres) Le géant pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK) va mettre en flacon 60 millions de doses du vaccin contre la COVID-19 mis au point par l’américain Novavax à destination du Royaume-Uni, d’après un communiqué lundi.  

Agence France-Presse

« GSK va soutenir la fabrication de jusqu’à 60 millions de doses de Novavax dans son usine de Barnard Castle » au Royaume-Uni, explique le groupe dans la foulée d’un « accord de principe avec Novavax et le groupe de travail du gouvernement britannique sur les vaccins ».  

Le montant de l’accord entre GSK, Novavax et le gouvernement britannique n’a pas été précisé.

« Nous nous sommes assuré que nous pouvions livrer ces volumes sans nuire à (la production) de nos autres vaccins et médicaments cruciaux, et sans perturber les autres collaborations de GSK » liées au virus, commente Roger Connor, l’un des responsables de la division de vaccins.

Protection contre l’Europe

« Nous avons tous vu récemment à quel point les capacités de fabrication sur notre territoire sont importantes pour les vaccins et c’est un accord fantastique », a commenté le ministre de la Santé Matt Hancock, une allusion aux tensions entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sur les retards de livraison du vaccin d’AstraZeneca, un concurrent de GSK.

« Si le vaccin de Novavax répond aux normes élevées de sécurité et efficacité de nos régulateurs en matière de médicaments, l’accord (dévoilé lundi) dopera les efforts de vaccination contre la COVID-19 du pays dans les prochains mois », ajoute-t-il.

Le vaccin Novavax que produira GlaxoSmithKline en Angleterre est le même qui sera produit à Montréal à l’Institut de recherche en biotechnologie du CNRC.

L’entreprise de biotechnologie américaine Novavax a confirmé plus tôt en mars que son vaccin était efficace à 89 % contre la COVID-19, mais que son efficacité était réduite de façon importante contre le variant sud-africain.

Ces données augurent du dépôt prochain d’une demande d’autorisation en urgence, notamment au Royaume-Uni, où Novavax a dit vouloir la formuler au début du deuxième trimestre 2021.  

Un autre vaccin en préparation

Par ailleurs, GSK et son concurrent allemand CureVac développent conjointement un vaccin à ARN messager contre les nouveaux variants du coronavirus avec l’espoir d’être prêts pour 2022.

GSK apporte aussi l’adjuvant d’un autre vaccin dont le français Sanofi développe le principe actif. Le sérum est actuellement en nouvel essai clinique dit de « phase 2 », après la déception de la première version à l’automne.

Enfin, GSK développe un anticorps destiné à traiter les patients à haut risque d’hospitalisation face au coronavirus, développé avec le laboratoire californien Vir Biotechnology.

Avec La Presse