(Oslo) L’armateur norvégien Hurtigruten a annoncé vendredi avoir suspendu l’un de ses dirigeants et diligenté une enquête supplémentaire après une épidémie de COVID-19 sur un de ses navires, le Roald Amundsen.   

Agence France-Presse

« À l’initiative de Hurtigruten, Bent Martini est temporairement démis de ses fonctions de membre du conseil d’administration et de directeur opérationnel », a déclaré le PDG Daniel Skjeldam dans un communiqué adressé à l’AFP.

Hurtigruten, qui a reconnu « des manquements significatifs aux procédures internes » dans la gestion de l’épidémie à bord, a également annoncé avoir recruté deux entreprises spécialisées pour mener « une enquête complète sur l’incident ».  

Lundi, la police norvégienne avait déjà annoncé l’ouverture d’une enquête.  

Hurtigruten était l’un des premiers croisiéristes dans le monde à avoir repris ses activités, dans un secteur sinistré par la pandémie de COVID-19.

Selon le bilan mis à jour vendredi, 62 personnes — 41 membres de l’équipage principalement philippin, ainsi que 21 passagers — ont été déclarées positifs au nouveau coronavirus à l’issue de croisières à bord du Roald Amundsen, qui naviguait entre la Norvège et l’archipel norvégien de Svalbard dans le cercle arctique.  

La flambée de ces nouveaux cas a poussé l’armateur à suspendre toutes ses croisières le long de ses côtes suite à une première enquête préliminaire pointant des défaillances « internes ».

Il a également été reproché à la compagnie de ne pas avoir informé assez rapidement les 368 passagers à bord du Roald Amundsen après la détection du premier cas de coronavirus.

Bent Martini se trouvait lui-même en vacances avec sa famille à bord du navire.