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Débat sur les valeurs communes au Royaume-Uni

Six écoles de Birmingham, ville qui comte 22%... (PHOTO ANDREW TESTA, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES)

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Six écoles de Birmingham, ville qui comte 22% de musulmans, auraient été noyautées par des islamistes. La ségrégation entre garçons et filles y serait notamment imposée.

PHOTO ANDREW TESTA, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

Louise Leduc
La Presse

Sans y aller d'une charte en bonne et due forme, c'est au tour du Royaume-Uni de réaffirmer haut et fort ses valeurs dans la foulée d'un scandale concernant le noyautage de certaines de ses écoles publiques par des islamistes.

L'affaire se passe à Birmingham, deuxième ville en importance du royaume et composée à 22% de musulmans.

Un rapport dévoilé en début de semaine par l'OFSTED, organisme chargé de surveiller l'éducation nationale britannique, concluait que six écoles étaient contrôlées par des islamistes qui en mèneraient large au sein de conseils des gouverneurs, ces instances regroupant les responsables des écoles, des parents d'élèves et des membres de la communauté.

De façon générale, après avoir passé en revue 21 écoles, les inspecteurs ont constaté que 6 d'entre elles prodiguaient un enseignement islamique et y appliqueraient une discrimination entre les filles et les garçons.

Disant faire l'objet d'un harcèlement constant et dénonçant le climat de peur ambiant, des enseignants ont, par exemple, expliqué qu'on avait fait pression sur eux pour qu'ils n'envoient pas les garçons et les filles à la piscine en même temps.

Les garçons et les filles seraient aussi séparés à l'heure de certains cours de religion.

En toutes lettres, l'OFSTED s'est inquiété de ce que les élèves des deux sexes «ne soient pas traités sur un pied d'égalité», certaines filles étant découragées de participer à certaines sorties ou activités parascolaires.

Un modèle attaqué

Réputé très ouvert et tolérant, le Royaume-Uni voit ainsi son modèle très multiculturaliste attaqué à son tour, entre autres dans le quotidien The Telegraph.

Cette controverse a secoué fortement le gouvernement britannique, certains de ses ministres s'accusant mutuellement de n'avoir pas réagi plus tôt.

Le premier ministre, David Cameron, a réagi, affirmant que «la promotion des valeurs britanniques fondamentales dans les écoles du Royaume-Uni aura le soutien de tous».

Ces valeurs britanniques communes, selon David Cameron, sont notamment la liberté, la tolérance, le droit et le respect des institutions britanniques.

Professeur émérite de philosophie à l'UQAM, Georges Leroux, qui a participé aux travaux de la commission Bouchard-Taylor, au Québec, signale que ces valeurs énoncées par le premier ministre sont loin d'être sorties de nulle part.

«Le Royaume-Uni est en avance sur nous pour ce qui est de la réflexion autour de ses valeurs communes», dit-il, soulignant que la France, avec son modèle républicain, a aussi fait son lit là-dessus il y a longtemps.

Par contre, le Québec est en avance sur ces deux pays quant à l'enseignement dans ses écoles de ses valeurs centrales.

M. Leroux en veut pour preuve les cours d'histoire et d'éducation à la citoyenneté, de même que le cours d'éthique et de culture religieuse, qui font jouer à l'école un rôle central dans la promotion de nos valeurs communes.

Fait à noter, souligne-t-il, le Québec reçoit d'ailleurs régulièrement des délégations de France et de Belgique désireuses de se renseigner sur ces cours.




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