Le président Vladimir Poutine a assisté mardi à d'importants exercices militaires de l'armée russe, non loin des frontières avec la Chine et le Japon.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Des milliers de chars, 160 000 hommes, 130 avions et hélicoptères et 700 navires participent à ces manoeuvres qui se déroulent sur un vaste territoire allant du sud-est de la Sibérie, à la frontière avec la Chine, à l'île de Sakhaline au nord du Japon.

Mardi, Vladimir Poutine a visité l'île de Sakhaline et la télévision d'État l'a montré en train d'observer avec des jumelles les manoeuvres aux côtés du ministre de la Défense avant de prendre un hélicoptère.

Malgré la proximité du Japon et de la Chine, Moscou insiste sur le fait que les manoeuvres ne sont pas dirigées contre eux et se tiennent en conformité avec les lois internationales.

«Aucune action qui pourrait violer la loi internationale n'a été autorisée», a déclaré le vice-ministre de la Défense Anatoli Antonov cité par l'agence Interfax.

Ces manoeuvres s'inscrivent dans une nouvelle pratique qui consiste à lancer de grandes manoeuvres en les annonçant à la dernière minute pour vérifier l'aptitude au combat des troupes.

Les participants à ces exercices ont été rapidement mobilisés après avoir reçu l'ordre le week-end dernier.

Selon Anatoli Antonov, les attachés militaires ont été immédiatement informés de la tenue de ces manoeuvres qui vont durer jusqu'au 20 juillet.

Lundi, deux bombardiers russes TU-95 MS ont été escortés par des chasseurs japonais et sud-coréens au cours d'une mission au-dessus de la mer du Japon qui a duré plus de sept heures, a annoncé le ministère de la Défense.

«La mission s'est déroulée en stricte conformité avec les règles internationales d'utilisation de l'espace aérien au-dessus des eaux neutres, sans violer les frontières des autres États», a affirmé le ministère.