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Turquie: un manifestant tué par la police

Depuis l'évacuation manu militari le 15 janvier par... (Photo ADEM ALTAN, AFP)

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Depuis l'évacuation manu militari le 15 janvier par la police de leur bastion du parc Gezi, les manifestants ont très largement opté pour des actions plus différentes. Seul Ankara continue à être le théâtre d'affrontements réguliers et nocturnes entre la police et les contestataires. (sur la photo, la police anti-émeute, ce vendredi).

Photo ADEM ALTAN, AFP

DIYARBAKIR
Agence France-Presse

Une personne a été tuée et au moins huit autres blessées vendredi dans le sud-est de la Turquie lorsque l'armée a tiré en l'air pour disperser quelque 300 manifestants qui dénonçaient l'agrandissement d'un camp militaire, a-t-on appris de sources sécuritaires.

La victime a été tuée dans des circonstances encore indéterminées lors de l'intervention des soldats dans la localité de Lice, dans la province de Diyarbakir, ont précisé les mêmes sources.

L'agence de presse kurde Firat News a confirmé la mort d'une personne, précisant que l'armée avait commencé à tirer alors que les manifestants avaient mis le feu à plusieurs tentes du chantier et attaqué les forces de l'ordre en lançant des pierres et des cocktails Molotov.

Ces incidents surviennent alors que le gouvernement islamo-conservateur turc a été confronté à sa plus grave contestation depuis son arrivée au pouvoir en 2002.

Partie le 31 mai d'une mobilisation contre la destruction d'un jardin public d'Istanbul, le parc Gezi, le mouvement s'est muée en une vaste fronde politique qui avait, le week-end dernier, rassemblé plus de 2,5 millions de personnes dans près de 80 villes du pays, selon les estimations des services de police.

Le sud-est à majorité kurde du pays a été largement épargné par cette contestation, qui a essentiellement touché Istanbul, la capitale Ankara et Izmir (ouest).

Depuis l'évacuation manu militari le 15 janvier par la police de leur bastion du parc Gezi, les manifestants ont très largement opté pour des actions différentes, comme l'organisation de forums de discussion dans des parcs. Seul Ankara continue à être le théâtre d'affrontements réguliers et nocturnes entre la police et les contestataires.

La répression de la fronde a été très critiquée dans le monde entier et a écorné l'image du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

Selon le dernier bilan de l'association des médecins turcs, ces manifestations ont fait quatre morts, trois contestataires et un policier, et environ 8000 blessés.




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