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Une première marquise noire en Angleterre?

Emma McQuiston... (PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK)

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Émilie Clavel

Collaboration spéciale

La Presse

(Londres) Kate Middleton aurait-elle de la compétition? La duchesse de Cambridge se voit de plus en plus souvent comparée à une nouvelle venue dans l'aristocratie britannique: Emma McQuiston. Cet ancien mannequin entrera elle aussi dans l'histoire, en devenant la première marquise noire d'Angleterre.

Fille d'une mère issue de la grande bourgeoisie anglaise et d'un richissime homme d'affaires, Emma McQuiston a le pédigree parfait pour devenir la future marquise de Bath. Pourtant, son mariage imminent (le mois prochain) avec Ceawlin Thynn, l'héritier au titre, crée des remous au sein de la haute société britannique.

Au coeur du débat? Les origines de la future mariée qui, née d'un père nigérian, deviendra la première vicomtesse noire de Grande-Bretagne. Elle deviendra ensuite marquise, lorsque son époux héritera du titre de son père Alexander, âgé de 81 ans.

«Les hommes de la haute société ont toujours eu des relations avec des femmes noires. Mais dans le passé, ces relations ont toujours été considérées comme illégitimes», explique Heidi Mirza, professeure et auteure de plusieurs livres sur le féminisme dans la communauté noire.

Et même si les temps changent, Emma McQuiston se heurte encore à certains préjugés. Dans une entrevue récente au magazine britannique Tatler, la future marquise se disait victime de snobisme et de racisme par certains membres de l'aristocratie, milieu qu'elle décrivait comme une «jungle».

Une réalité qui ne surprend pas Philip Eade, auteur et spécialiste de la noblesse britannique. «L'aristocratie est encore très exclusive. Il est toujours considéré vulgaire de gagner sa fortune en travaillant, ou encore de se lancer en politique. Alors, évidemment, une certaine forme de snobisme persiste face aux autres ethnies.»

Heidi Mirza explique que, malgré son conservatisme, l'aristocratie britannique devra progressivement s'ouvrir à de nouvelles communautés. «L'aristocratie est en crise, croit Mme Mirza. Les vieilles familles sont de moins en moins nombreuses, donc elles ont besoin de sang neuf.»

Elle cite en exemple le cas de Kate Middleton, dont le grand-père était ouvrier dans une mine de charbon. «Ça ne se serait jamais vu il y a à peine quelques années. Aujourd'hui, c'est parfaitement acceptable», compare la professeure.

Malgré tout, pour Heidi Mirza, le fait qu'une femme noire obtienne un titre de noblesse ne constitue pas nécessairement une avancée. «Ce titre n'est pas accordé au mérite. Il s'obtient grâce à un mariage, à une relation amoureuse. Encore une fois, la femme noire est réduite au statut de tentatrice exotique, appréciée seulement pour son physique», juge Mme Mirza.




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