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Berlusconi, applaudi et sifflé, réaffirme sa loyauté au gouvernement italien

«Nous croyons dans ce gouvernement et nous le... (PHOTO GIAMPIERO SPOSITO, ARCHIVES REUTERS)

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«Nous croyons dans ce gouvernement et nous le soutiendrons loyalement parce qu'il s'est engagé à réaliser des mesures à nos yeux indispensables pour relancer l'économie», a indiqué l'ex-premier ministre italien Silvio Berlusconi.

PHOTO GIAMPIERO SPOSITO, ARCHIVES REUTERS

Françoise KADRI
Agence France-Presse

Silvio Berlusconi a assuré samedi à Brescia (nord de l'Italie) le gouvernement d'Enrico Letta de la participation «loyale» de son mouvement de centre-droit, devant une place divisée entre partisans enthousiastes et contestataires qui le sifflaient.

«Nous croyons dans ce gouvernement et nous le soutiendrons loyalement parce qu'il s'est engagé à réaliser des mesures à nos yeux indispensables pour relancer l'économie», a-t-il argumenté.

«Entre personnes bien, les contrats se respectent» et «je suis une personne loyale», a-t-il insisté, alors que la coalition droite-gauche, inédite en Italie, a surpris ses militants.

«Ce n'est qu'en étant dans le gouvernement que nous pouvons mettre en oeuvre nos remèdes pour sortir de la crise», a encore fait valoir le milliardaire de 76 ans, considéré comme le grand «sponsor» du gouvernement d'Enrico Letta.

Accompagné durant son discours par un concert d'applaudissements, mais aussi de sifflets sur la place du Dôme de la prospère ville lombarde, le Cavaliere a répondu aux contestataires en affirmant que «son amour est plus fort que leur envie et leur haine».

La place était divisée entre partisans de Berlusconi, près de la tribune, et opposants d'extrême gauche, qui à l'arrière sifflaient et criaient «Bouffon».

Auparavant, dans un climat de tension, aux cris de «Honte» et de «En prison», des militants des «centres sociaux» avaient accueilli les dirigeants du parti de M. Berlusconi, le Peuple de la Liberté (PDL), dont le ministre de l'Intérieur, Angelino Alfano, qui arrivaient les uns après les autres.

Le Cavaliere s'en est pris aux juges qui ont confirmé une condamnation contre lui mercredi: «Des juges partiaux veulent m'éliminer. (...) parce que je suis, depuis 20 ans, l'unique obstacle entre la gauche et le pouvoir».

Mercredi, le Cavaliere avait vu se confirmer une condamnation pour fraude fiscale dans le procès Mediaset et surtout une interdiction d'exercer toute fonction publique pendant cinq ans. Ses avocats ont annoncé un recours en cassation.

Dans un autre procès, le Rubygate, pour prostitution de mineure, une audience est fixée lundi. M. Berlusconi est notamment accusé d'avoir rémunéré Ruby, mineure marocaine, en échange de prestations sexuelles entre janvier et mai 2010.

Dans une entrevue à la chaîne Canale 5 devant être diffusée dimanche, M. Berlusconi a réaffirmé n'avoir «eu absolument jamais de rapports intimes avec Ruby, qui s'était présentée (à lui) avec une histoire terrible et ne suscitait aucun sentiment autre que la pitié».




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