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Faire revivre l'art écossais, loin des big boys de Londres

Les danseurs Alexei Geronimo et Lee Gumbs ont... (Photo: Reuters)

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Les danseurs Alexei Geronimo et Lee Gumbs ont participé au festival du Fringe, qui avait lieu à Édimbourg.

Photo: Reuters

Lorraine Mallinder
La Presse

Le monde des arts écossais jouit actuellement d'un nouveau souffle créatif. Quelle que soit la discipline, on assiste à la résurgence d'une façon penser, de parler et de réussir à la «Scots».

«On ne sent plus le besoin d'être autre chose que ce qu'on est», dit Cora Bissett, actrice et metteure en scène de Glasgow. «On n'a pas besoin de plaire aux big boys de Londres. On peut faire ce qu'on fait avec notre propre voix.»

Bissett est la co-créatrice de Whatever Gets You Through The Night, une production qui a réuni des musiciens, poètes et écrivains pour raconter des moments forts de vie nocturne dans le pays: le soulard qui rentre chez lui, un adieu triste sur les rives de Loch Lomond, le plaisir de bouffer des frites et du fromage après une nuit de brosse. Histoires universelles, mais aussi très écossaises.

Cette prise de possession identitaire se remarque aussi dans la nouvelle vague de groupes écossais tels que Frightened Rabbit, Meursault et Twilight Sad qui chantent avec l'accent écossais de la rue. C'est loin de la caricature tartan et Braveheart.

Ces nouveaux groupes plutôt DIY (do it yourself - faites-le vous-même) se produisent dans des évènements grass-roots et sur le circuit écossais de festivals, dont les revenus ont presque doublé depuis cinq ans. Il y a «un nouveau sens de la communauté, de gens qui se ressemblent et qui font des choses ensemble», dit le journaliste Olaf Furniss, organisateur de soirées Born To Be Wide à Édimbourg, destinées à rassembler l'industrie écossaise.

Libérés du dogme qu'il faut galérer à Londres pour réussir, beaucoup d'artistes prennent la décision de rester chez eux. Pour Judith Williams, chanteuse et danseuse de Glasgow, c'était tout simplement une question d'équilibre. «À Londres, on doit se battre pour vivre et rester créative. À Glasgow, je peux me permettre une expérience plus ludique et créative.»

À quel point est-ce que cette prise de confiance dans le monde des arts écossais serait liée à l'éveil politique du pays? «Ce n'est pas exprimé ouvertement, dit Bissett. Mais il y a un fort courant d'artistes qui veulent s'engager dans l'Écosse dans laquelle ils vivent.»




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