La Franco-colombienne Ingrid Betancourt a refusé une offre d'indemnisation proposée par la France pour ses six années de captivité aux mains de la guérilla des FARC, a indiqué samedi son service de communication.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Mme Betancourt «renonce à l'offre du Fonds de garantie des victimes et remercie l'État français d'avoir reconnu généreusement son droit à une réparation», dit ce texte.

«Ayant renoncé à entamer une sollicitation d'indemnisation en Colombie, Ingrid Betancourt tient à agir en conséquence avec la France qui l'a soutenue grandement pendant les six années de sa séquestration et depuis sa libération», ajoute le communiqué.

Mme Betancourt a renoncé mardi à sa demande d'indemnisation de près de huit millions de dollars présentée fin juin à l'État colombien, après avoir déclenché une vague d'indignation en Colombie pour son «ingratitude».

Ancienne candidate à l'élection présidentielle colombienne de 2002, elle avait été enlevée pendant sa campagne électorale par la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) le 23 février 2002 dans une zone considérée comme dangereuse. Elle a fini par être libérée grâce à une opération de l'armée colombienne le 2 juillet 2008.