Le gouvernement britannique a officiellement annoncé lundi l'imposition d'un plafonnement du nombre d'immigrés non originaires de l'Union européenne.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Le solde migratoire (nombre d'immigrés moins celui d'émigrants) «sera ramené aux niveaux des années 1990, soit des dizaines de milliers de personnes au lieu de centaines de milliers», a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

Pour ce faire, un quota annuel sera imposé pour le nombre d'étrangers s'installant au Royaume-Uni en provenance de pays non membres de l'Union européenne. Aucune limite ne peut être imposée aux ressortissants de l'UE, en vertu des règles communautaires.

Une série de consultations, qui durera jusqu'à la mi-septembre, a été lancée afin de déterminer la limite permanente qui sera imposée dès le 1er avril 2011. Entre-temps, un quota temporaire est fixé pour la période allant du 19 juillet prochain au 1er avril 2011 «afin de faire en sorte qu'il n'y ait pas d'explosion des demandes et que le nombre de visas de travail reste sous le niveau atteint en 2009», a précisé la ministre de l'Intérieur, Teresa May.

Le quota intérimaire est de 5% inférieur au niveau d'immigrés hors UE atteint l'an dernier, soit environ 19.000 pour les travailleurs hautement qualifiés et 24.000 pour les autres, sur la période concernée.

Le plafonnement de l'immigration a constitué une promesse de campagne du premier ministre conservateur David Cameron lors des législatives de début mai. Ce projet avait suscité l'opposition des libéraux-démocrates qui se sont finalement rangés à cette idée en acceptant de former un gouvernement de coalition avec les Tories.

«Je reconnais l'importance d'attirer les meilleurs afin d'assurer une croissance économique forte mais une immigration non limitée représente une pression inacceptable sur les services publics», a déclaré Mme May.

«Le gouvernement a promis un changement fondamental au système britannique d'immigration et c'est ce que nous faisons. Outre une limite aux travailleurs immigrés non originaires de l'UE, nous avons déjà mis en place l'obligation pour ceux qui viennent ici se marier et d'apprendre l'anglais», a-t-elle ajouté.