Le Kosovo a franchi un grand pas vendredi vers son intégration à la communauté internationale en obtenant son adhésion au Fonds monétaire international (FMI), première instance majeure à l'intégrer parmi ses membres.

Mis à jour le 8 mai 2009
Hugues HONORE AGENCE FRANCE-PRESSE

Le FMI a annoncé dans un communiqué que la République du Kosovo allait devenir son 186e membre, après un vote favorable des Etats membres en ce sens. Il devrait être suivi par l'institution soeur du Fonds à Washington, la Banque mondiale, qui a déjà un bureau à Pristina.

L'annonce a été faite trois jours après la clôture d'un vote du Conseil des gouverneurs, qui avait à se prononcer à la majorité simple des représentants de chacun des 185 Etats membres actuels.

L'issue du vote n'a pas révélé de surprise, étant donné la procédure. En effet, l'étape la plus difficile avait déjà été franchie: elle consistait à démarrer le processus d'adhésion, ce qui nécessitait une majorité qualifiée auprès des 24 pays et groupes de pays du conseil d'administration.

Le Kosovo a déclaré son indépendance en février 2008 et n'a pas réussi à la faire reconnaître par l'ONU, en raison du veto russe au Conseil de sécurité.

Moscou s'est en effet rangé derrière son allié traditionnel dans les Balkans, la Serbie, qui considère le Kosovo comme sa province méridionale.

L'Assemblée générale de l'ONU a demandé en octobre à la Cour internationale de justice (CIJ), le plus haut organe judiciaire des Nations Unies, de se prononcer sur la légalité de l'indépendance du pays.

Mais au sein du FMI, la Russie ne bénéficie pas du même pouvoir de blocage.

«Il y avait peu de chances d'empêcher l'adhésion du Kosovo au FMI», reconnaissait jeudi le président serbe Boris Tadic. Son Premier ministre, Mirko Cvetkovic, avait ajouté que pour son pays, «ce qui est le plus important, c'est que le Kosovo ne puisse pas devenir membre de l'ONU».

Le Fonds s'est contenté vendredi d'annoncer, en fin de journée à Washington, le vote favorable de son Conseil des gouverneurs.

En effet, la procédure n'est pas tout à fait terminée. Elle nécessite encore une signature des autorités de Pristina, qui doivent accepter les statuts du FMI.

Et «avant de signer les statuts, la République du Kosovo doit ratifier formellement, conformément à sa propre législation, les Articles d'accord (qui ont institué le FMI, ndlr) et tous les termes et conditions décrits dans la résolution du conseil des gouverneurs, et confirmer qu'elle a pris toutes les mesures nécessaires pour lui permettre de respecter toutes ces obligations», a expliqué le FMI.

Le ministre kosovar des Finances, Ahmet Shala, avait parié dès mardi pour cette issue positive, se disant «très optimiste» quant au résultat final. Pour le gouvernement de Pristina, l'intégration au FMI doit permettre à ce pays parmi les plus pauvres d'Europe d'attirer les investissements étrangers.

Parmi les Etats de la planète non membres du FMI ne figurent plus que deux régimes communistes, Cuba et la Corée du Nord, Taïwan qui est désignée comme «province de la Chine», ainsi que des micro-Etats. 

Le FMI a annoncé dans un communiqué que la République du Kosovo allait devenir son 186e membre, après un vote favorable des Etats membres en ce sens.

Il devrait être suivi par l'institution soeur du Fonds à Washington, la Banque mondiale, qui a déjà un bureau à Pristina.

L'annonce a été faite trois jours après la clôture d'un vote du Conseil des gouverneurs, qui avait à se prononcer à la majorité simple des représentants de chacun des 185 Etats membres actuels.

L'issue du vote n'a pas révélé de surprise, étant donné la procédure. En effet, l'étape la plus difficile avait déjà été franchie: elle consistait à démarrer le processus d'adhésion, ce qui nécessitait une majorité qualifiée auprès des 24 pays et groupes de pays du conseil d'administration.

Le Kosovo a déclaré son indépendance en février 2008 et n'a pas réussi à la faire reconnaître par l'ONU, en raison du veto russe au Conseil de sécurité.

Moscou s'est en effet rangé derrière son allié traditionnel dans les Balkans, la Serbie, qui considère le Kosovo comme sa province méridionale.

L'Assemblée générale de l'ONU a demandé en octobre à la Cour internationale de justice (CIJ), le plus haut organe judiciaire des Nations Unies, de se prononcer sur la légalité de l'indépendance du pays.

Mais au sein du FMI, la Russie ne bénéficie pas du même pouvoir de blocage.

 «Il y avait peu de chances d'empêcher l'adhésion du Kosovo au FMI», reconnaissait jeudi le président serbe Boris Tadic. Son Premier ministre, Mirko Cvetkovic, avait ajouté que pour son pays, «ce qui est le plus important, c'est que le Kosovo ne puisse pas devenir membre de l'ONU».

Le Fonds s'est contenté vendredi d'annoncer, en fin de journée à Washington, le vote favorable de son Conseil des gouverneurs.

En effet, la procédure n'est pas tout à fait terminée. Elle nécessite encore une signature des autorités de Pristina, qui doivent accepter les statuts du FMI.

Et «avant de signer les statuts, la République du Kosovo doit ratifier formellement, conformément à sa propre législation, les Articles d'accord (qui ont institué le FMI, ndlr) et tous les termes et conditions décrits dans la résolution du conseil des gouverneurs, et confirmer qu'elle a pris toutes les mesures nécessaires pour lui permettre de respecter toutes ces obligations», a expliqué le FMI.

Le ministre kosovar des Finances, Ahmet Shala, avait parié dès mardi pour cette issue positive, se disant «très optimiste» quant au résultat final. Pour le gouvernement de Pristina, l'intégration au FMI doit permettre à ce pays parmi les plus pauvres d'Europe d'attirer les investissements étrangers.

   Parmi les Etats de la planète non membres du FMI ne figurent plus que deux régimes communistes, Cuba et la Corée du Nord, Taïwan qui est désignée comme «province de la Chine», ainsi que des micro-Etats.