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Nouveau coup dur pour l'ETA

Jurdan Martitegi Lizaso a été arrêté hier.... (Photo: el Pais)

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Jurdan Martitegi Lizaso a été arrêté hier.

Photo: el Pais

Associated Press
Paris

Nouveau coup dur pour ETA. Neuf membres présumés de l'organisation séparatiste basque, dont l'homme considéré comme le chef militaire du groupe, ont été interpellés dans le sud-ouest de la France et au Pays basque espagnol.

Jurdan Martitegi Lizaso, 28 ans, considéré comme le chef militaire d'ETA, a été appréhendé samedi après-midi à Montauriol, dans les Pyrénées-Orientales, a-t-on appris de source policière. Il a été arrêté en compagnie de deux autres membres présumés du groupe, âgés d'une trentaine d'années, Alexander Uriarte Cuadrado, et Gorka Aspitarte Regiado, a-t-on précisé de même source. Dimanche, les trois hommes se trouvaient en garde à vue à Montpellier. Ils devraient être transférés lundi à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, au siège de la sous-direction antiterroriste (SADT) qui mène l'enquête avec la PJ de Montpellier.

Les etarras présumés, de nationalité espagnole, avaient un rendez-vous dans la commune de Montauriol quand ils ont été arrêtés vers 17h50 à bord de deux véhicules, l'un volé en Espagne, l'autre volé en France, a-t-on expliqué de source policière. Ils étaient munis de trois pistolets automatiques. Les enquêteurs ont par ailleurs découvert à bord de leurs véhicules un jeu de fausses plaques d'immatriculation, des faux papiers d'identité, ainsi que deux engins explosifs à base de TATP, prêts à l'emploi, a-t-on précisé de même source. Les trois hommes étaient sous la surveillance des enquêteurs de la police judiciaire de Toulouse et Montpellier.

La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a félicité samedi les «services de police français qui ont permis, en coopération avec les services espagnols,» l'interpellation des trois etarras présumés. «En l'espace de 10 jours, ce sont cinq etarras qui ont été arrêtés en France», a-t-elle observé dans un communiqué. L'un des cinq individus arrêtés, Ekaitz Sirvent Auzmendi, soupçonné d'être un important faussaire de l'ETA, avait été appréhendé le 10 avril en gare Montparnasse à Paris, en possession d'un revolver 357 Magnum, probablement volé lors d'un braquage dans le sud de la France, ainsi que de faux documents d'identité.

Outre les trois arrestations effectuées samedi en France, six membres présumés d'ETÀ âgés de 25 à 31 ans ont été appréhendés lors d'une opération qui s'est achevée tôt dimanche matin au Pays basque espagnol.

L'ensemble de ces arrestations, et particulièrement celle de Jurdan Martitegi Lizaso, constituent un nouveau revers pour l'organisation, confrontée à l'interpellation de trois de ses chefs présumés en moins de six mois.

«Martitegi a commis de nombreux attentats malheureusement couronnés de succès», a déclaré le ministre espagnol de l'Intérieur Alfredo Perez Rubalcaba.

L'etarra présumé serait impliqué dans un attentat à la voiture piégée en septembre à Santona, dans le nord de l'Espagne, qui a coûté la vie à un militaire et blessé six personnes, selon le ministre.

Le chef militaire présumé d'ETÀ est également soupçonné d'être lié à au moins deux autres attentats au véhicule piégé: l'un commis à Calahorra (nord), qui a endommagé 350 maisons en mars, et l'autre en août 2007 au cours duquel deux policiers ont été légèrement blessés, a expliqué M. Rubalcaba.

Martitegi aurait pris le commandement d'ETÀ à la suite de l'arrestation d'Aitzol Iriondo dans les Hautes-Pyrénées le 8 décembre, a expliqué le ministre. Iriondo avait été arrêté trois semaines après l'interpellation de l'homme considéré comme son prédécesseur, Mikel de Garikoitz Aspiazu, alias Txeroki, le 17 novembre, dans le même département.

ETÀ s'est engagée dans une lutte armée en faveur d'un État basque indépendant qui a coûté la vie à plus de 825 personnes depuis la fin des années 1960.

Bien que certains signes montrent que des membres de l'organisation envisagent de renoncer à la violence en faveur d'une fin négociée du conflit basque, le gouvernement espagnol ne négociera pas avec le groupe armé, a affirmé M. Rubalcaba. «Le dialogue, c'est le passé, et le passé ne revient jamais», a-t-il dit.

Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a tenté de négocier avec ETÀ au cours de son premier mandat. Mais le gouvernement a rompu les discussions quand un attentat à la bombe de l'organisation a fait deux morts dans un parking d'un aéroport de Madrid en décembre 2006.

«Je peux vous assurer que nous viendrons à bout d'ETA», a déclaré M. Zapatero dimanche lors d'un rassemblement du Parti socialiste.




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