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Onna est rayée de la carte

Il ne reste plus rien d'Onna, ville du... (Photo: AFP)

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Il ne reste plus rien d'Onna, ville du centre de l'Italie.

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Séisme meurtrier en Italie

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Séisme meurtrier en Italie

Le centre de l'Italie touché par un violent tremblement de terre. »

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Agence France-Presse
Onna

D'Onna, village martyr, épicentre du violent séisme qui a secoué les Abruzzes lundi à l'aube, il ne reste qu'un énorme tas de gravats et des maisons comme éventrées par un bombardement, une tragédie qui a fait 40 morts sur les 300 personnes qui y vivaient.

Ce qui était, il y a encore deux jours, un gros hameau paisible au pied de montagnes enneigées, proche de L'Aquila, la capitale provinciale, n'est à présent qu'un champ de ruines: les rues ont disparu et sont encombrées de tonnes de briques et de béton écroulés, pas une maison n'a résisté aux ravages du tremblement de terre.

«Nous avons récupéré quarante corps ici, dont trois cette nuit. C'était le nombre de personnes disparues qui nous avaient été signalées. Donc a priori, il n'y a plus personne d'enseveli ici», indique à l'AFP le commandant Qualizia des pompiers.

A quelques mètres du village en ruines, des chevaux paissent tranquillement sous des arbres en fleurs et ne semblent pas perturbés par les dizaines de camions des pompiers et de l'armée qui sont garés dans les champs.

Plus loin, plusieurs grandes tentes blanches abritent les sans-abri d'Onna. Tour à tour, comme dans un ballet macabre, les habitants franchissent les quelques mètres qui les séparent de leur ancien village pour contempler le spectacle de désolation.

«Toute ma famille est vivante, mes amis aussi, mais combien de morts, combien de morts dans notre village meurtri. Mon mari a aidé les secours et il a sorti des corps à mains nues, c'est juste un cauchemar, et ce soleil qui brille est indécent», pleure Silvana, la cinquantaine.

«Là c'était l'école, et là dans cette maison est mort un garçon de vingt ans, le toit s'est écroulé sur lui. Cette maison-là je ne sais plus qui y habitait, je ne la reconnais plus car elle est trop abîmée», soupire-t-elle.

«Il y a eu des alertes, ça faisait plusieurs semaines, des mois même, qu'il y avait des secousses, mais bon je ne sais pas trop si on aurait pu éviter ce drame», ajoute Silvana, avant de retourner vers les tentes le regard baissé.

Un vieil homme, bras dans le plâtre et gros pansement sur un visage recouvert de croûtes sanglantes, alors à son tour jusqu'au cordon de sécurité qui empêche de pénétrer dans les ruines du village et se met à crier en direction des journalistes.

«Il est où (le chef du gouvernement Silvio) Berlusconi? C'est de sa faute tout ça, pourquoi il n'a pas fait voter cette satanée loi contre les habitations vétustes?», s'énerve-t-il, gesticulant dans tous les sens.

«Le gouvernement a de l'argent, mais il ne le met pas où il faut. Toutes les maisons sont vieilles ici, il n'y a rien à faire, évidemment qu'elles n'ont pas résisté ! J'ai dépensé des milliers d'euros pour restructurer la mienne mais ça n'a servi à rien, à rien, tout est foutu ici», crie-t-il une dernière fois avant de s'éloigner en boitant.

Des soldats se réchauffent autour d'un brasero pour essayer d'effacer les traces d'une nuit froide où les températures sont tombées à quelques degrés. Les responsables discutent des prochaines opérations de secours à mener: à une dizaine de kilomètres d'Onna, L'Aquila, une agglomération de 70.000 habitants, continuait de chercher des rescapés parmi les décombres.

kd/jflm/fka




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