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L'Aquila hagarde et sous le choc compte ses morts

Un militaire italien passe dans le centre-ville dévasté... (Photo: Reuters)

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Un militaire italien passe dans le centre-ville dévasté de L'Aquila.

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Séisme meurtrier en Italie

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Séisme meurtrier en Italie

Le centre de l'Italie touché par un violent tremblement de terre. »

Agence France-Presse
L'aquila

L'Aquila était sous le choc lundi après le violent séisme qui a ravagé cette ville des Abruzzes, des milliers d'habitants hagards valise à la main cherchant à tout prix à partir tandis que d'autres restaient prostrés dans leur voiture au bas de leur immeuble détruit.

Des secouristes venus de toute l'Italie s'activaient à la mi-journée pour tenter de trouver des survivants sous les décombres d'immeubles et de maisons qui se sont parfois complètement effondrés, dans un centre-ville encore régulièrement secoué par des secousses, a constaté l'AFP.

D'une magnitude de 5,8, le séisme a fait au moins 40 morts, selon un bilan provisoire cité par les médias italiens, et endommagé plus de 10.000 maisons et édifices.

Dans une petite rue en pente, une grue énorme tente de soulever le toit d'un immeuble de quatre étages affaissé d'où plusieurs personnes ont été sorties vivantes dans la matinée. Une femme, prisonnière des gravas, continue d'appeler à l'aide.

L'Aquila, dont les accès routiers ont été fermés, ressemble à une étrange fourmilière, avec des centaines de personnes transportant des packs d'eau, déambulant avec des couvertures sur le dos malgré le soleil ou assises sur un bout de trottoir, les cheveux couverts de poussière blanche.

Une femme pleure en regardant les dégâts: «on se croirait dans un film, cela ne peut pas être vrai», se lamente-elle, avant de reprendre sa route, valise à la main, «pour aller chez une copine qui habite un quartier intact».

«Laissez-moi passer, mon fils est tout seul, j'habite dans la rue juste derrière, le téléphone ne marche pas», implore un mère bloquée par les policiers qui empêchent l'accès à un immeuble détruit où les secours creusent encore et encore.

«C'est juste scandaleux ce qui s'est passé, cela fait trois mois qu'il y a des secousses, régulièrement, et de plus en plus fortes! Les autorités le savent bien. Et hier cela a été l'apocalypse, vingt secondes d'enfer, c'était très long. Ma maison est détruite», raconte Maria Francesco.

A côté d'elle, sa voiture a le toit défoncé et les vitres brisées. Elle a quand même glissé des valises par le trou béant du pare-brise et espère la faire rouler pour partir «le plus vite possible» d'Aquila.

«Il y a eu la première secousse à 23 heures, puis une autre à deux heures du matin, c'est à ce moment-là qu'on est sorti dans la rue, on a attendu un peu puis on est rentré. Et là, ça nous est tombé dessus, je suis sorti en slip», raconte Marco.

Sa fiancée Clara, blouson jeté sur un pyjama rose, n'arrive pas à arrêter le tremblement de ses mains. «On est rentré vite fait dans l'appartement prendre quelques petites choses mais tout est détruit. Ce qui nous a sauvé, c'est une énorme armoire dans notre chambre qui a retenu le mur. Sinon il nous tombait dessus», dit-elle.

«Je dormais quand tout a tremblé très fort. Des briques me sont tombées dessus, et ensuite c'est tout un mur qui s'est écroulé dans ma chambre, puis un deuxième, j'ai du sortir par l'appartement des voisins qui est aussi détruit», raconte Luigi D'Andrea, un jeune étudiant.

Sa chambre est ouverte aux quatre vents et les sols ne sont plus qu'un amas de gravats. «J'ai eu beaucoup de chance de ne pas être blessé, et là je ne sais plus quoi faire, si je dois partir d'ici ou pas, j'attends», indique-t-il, l'unité centrale de son ordinateur à ses pieds.




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