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Attentat de la rue Copernic: le Canadien soupçonné reste en prison

L'attentat de la rue Copernic avait fait 4... (Archives AFP)

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L'attentat de la rue Copernic avait fait 4 morts en 1980 à Paris.

Archives AFP

Philippe Sauvagnargues
Agence France-Presse
Ottawa

Hassan Diab, un Libano-canadien soupçonné d'être l'auteur de l'attentat qui avait fait quatre morts près de la synagogue de la rue Copernic à Paris en 1980, restera en détention en attendant une éventuelle extradition en France, a décidé mercredi un juge canadien.

Agé de 55 ans et professeur à temps partiel dans deux universités d'Ottawa, M. Diab a été arrêté le 13 novembre dans la banlieue de la capitale canadienne à la demande de la justice française. Le juge Michel Charbonneau de la Cour supérieure d'Ontario a ordonné qu'il reste détenu pendant la procédure d'extradition, estimant qu'il existait un risque réel que M. Diab cherche à s'enfuir.

«Il y a une réelle possibilité qu'il ne se présente pas à son audition d'extradition» s'il était libéré, a déclaré le juge lors d'une audience à Ottawa.

La justice française accuse M. Diab d'avoir acheté, sous une fausse identité, la motocyclette ayant servi à l'attentat - qui avait quatre morts et une quarantaine de blessés rue Copernic le 3 octobre 1980 - et d'y avoir placé les explosifs qu'il avait lui-même confectionnés.

M. Diab a déclaré être victime d'une homonymie et son avocat Me René Duval a affirmé plusieurs reprises qu'il n'était pas à Paris au moment de l'attentat.

Que M. Diab soit coupable ou innocent, un certain nombre d'éléments militent en faveur d'une possible fuite, a estimé le juge Charbonneau en citant notamment la gravité des accusations portées contre lui et le fait qu'il risque la prison à perpétuité s'il était extradé et reconnu coupable en France.

Le juge a dit avoir l'impression que M. Diab n'a pas au Canada de liens suffisamment forts, notamment avec sa compagne actuelle qui avait accepté de se porter garante en cas de libération conditionnelle, pour assurer qu'il ne chercherait pas à s'enfuir.

Le ministère public avait plaidé que les déplacements de M. Diab dans de nombreux pays ces dernières années, montraient qu'il avait conservé un réseau de contacts susceptibles de l'aider dans une fuite éventuelle.

Me Duval s'est déclaré «surpris et déçu» par la décision, indiquant qu'il n'avait pas encore décidé s'il ferait appel.

Il a souligné que son client n'avait pas fui le pays après que le quotidien français Le Figaro eut publié, il y a plus d'un an, des informations faisant état des soupçons contre lui.

La France a 45 jours à compter de l'arrestation de M. Diab, le 13 novembre, pour présenter officiellement son dossier d'extradition ce qui, selon des sources judiciaires, n'a pas encore été fait officiellement.

La décision de mercredi portait uniquement sur la question de la remise en liberté de M. Diab. Une audition sur l'extradition elle-même aura lieu ultérieurement. Une réunion doit avoir lieu le 5 janvier pour en fixer la date.

Le juge Charbonneau a indiqué ne pas avoir pris en compte certains éléments du dossier à charge basés notamment des informations confidentielles, mais il a jugé que la Couronne avait «un cas solide» à présenter pour une audition d'extradition ou la charge de la preuve est moins importante que pour un procès.

Dans leur exposé des faits, les magistrats français s'appuient notamment sur la ressemblance entre M. Diab et les portraits robots de l'acheteur de la moto réalisés à l'époque, ainsi que sur des analyses graphologiques comparant l'écriture de M. Diab à celle de l'acheteur de la moto, conservée sur une fiche d'hôtel.




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