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Litvinenko mort en manipulant par imprudence du polonium?

Alexandre Litvinenko... (Photo: AFP)

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Alexandre Litvinenko

Photo: AFP

Agence France-Presse
Moscou

Andreï Lougovoï, le principal suspect de l'empoisonnement de l'ex-espion russe Alexandre Litvinenko, a estimé mardi que la victime a pu s'empoisonner elle-même par imprudence en manipulant du polonium, la substance radioactive qui l'a tué après une longue agonie.

«On peut considérer que l'une des théories de base est la manipulation imprudente de polonium par Litvinenko dont il était, c'est possible, en possession», a indiqué M. Lougovoï, député à la Douma russe (chambre basse du Parlement), cité par l'agence Ria Novosti.

«Litvinenko était d'une nature aventurière, il cherchait toujours à vivre dangereusement. Il faut tenir compte de sa réelle haine des autorités alors en place en Russie, des services spéciaux, de tout ce qui est russe», a dit celui dont Londres demande l'extradition.

En novembre 2007, M. Lougovoï avait jugé que le meurtre de Litvinenko «était utile (...) pour l'élite britannique et les services secrets qui ont tenté pendant 15 ans d'humilier et de discréditer la Russie».

Alex Goldfarb, président de la Fondation Litvinenko et porte-parole de sa veuve, a dénoncé mardi ces déclarations à l'antenne de la radio russe indépendante Echo de Moscou.

«C'est une pauvre opération de relations publiques, une tentative d'attirer l'attention», a-t-il réagi, soulignant que «Litvinenko est mort ne sachant pas ce qui l'avait empoisonné».

«Cette théorie selon laquelle Litvinenko travaillait avec du polonium et a été empoisonné ne vaut pas un misérable sou», a-t-il ajouté.

L'empoisonnement au polonium de l'ex-agent russe Alexandre Litvinenko, devenu un détracteur du Kremlin, en novembre 2006 à Londres, a conduit à une crise dans les relations russo-britanniques, Moscou refusant d'extrader Lougovoï.

Le suspect a cependant déclaré qu'il était prêt à coopérer avec la justice britannique, se disant prêt, dans une interview fin novembre au Times, à envoyer à Londres son ami Dmitri Kovtoun, l'une des dernières personnes à avoir vu la victime avant qu'elle ne tombe malade.




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