(Washington) L’administration du président Joe Biden poursuivra tous les participants à l’assaut contre le Congrès du 6 janvier 2021, « quel que soit leur statut », a assuré mercredi le ministre américain de la Justice, Merrick Garland.

Publié le 5 janvier
Agence France-Presse

Son ministère « s’engage à faire rendre des comptes devant la justice à tous les assaillants du 6 janvier, quelque soit leur statut — qu’ils aient été présents ce jour-là ou qu’ils soient responsables pénalement pour l’attaque contre notre démocratie », a affirmé M. Garland, dans un discours prononcé à la veille du 1er anniversaire de l’assaut.

« Nous suivrons les faits où qu’ils mènent », a-t-il poursuivi, alors que l’ex-président républicain Donald Trump est accusé par ses détracteurs d’avoir incité ses partisans à attaquer le Congrès.

Le ministre n’a pas fait référence à M. Trump ni indiqué si l’ancien locataire de la Maison-Blanche faisait l’objet d’une enquête judiciaire.

Une commission parlementaire composée principalement d’élus démocrates tente actuellement de déterminer si Donald Trump a encouragé ou coordonné les violences de ses partisans contre le siège du Congrès et les policiers qui le protégeaient.

Cinq policiers et une manifestante sont morts en lien avec l’assaut, et 140 agents ont été blessés.  

Merrick Garland a appelé à la patience face à la plus grande enquête de l’histoire du ministère, avec plus de 725 personnes inculpées jusqu’ici, en pleine pandémie de COVID-19.

Et il a assuré de l’impartialité de la justice face au défi politique que représente pour le démocrate Joe Biden une enquête sur son prédécesseur républicain.

« Dans nos enquêtes, il ne peut y avoir des règles différentes selon une appartenance ou une affiliation à un parti politique, il ne peut y avoir de règles différentes pour les amis et les ennemis, pour ceux qui ont du pouvoir et ceux qui n’en ont pas. »

Le ministre a également dénoncé les allégations sans fondement de Donald Trump concernant des fraudes lors de l’élection du 3 novembre 2020.

« Ces accusations, qui ont érodé la confiance de la population dans la légitimité de nos élections, ont été réfutées de façon répétée par les forces de l’ordre et les agences de renseignement des administrations actuelle et précédente, ainsi que par chaque tribunal — d’État ou fédéral — qui les a étudiées », a-t-il dit.

Ces allégations de fraude ont entraîné des menaces et des violences contre des responsables politiques locaux et fédéraux qui sont « profondément dangereuses pour notre démocratie », a mis en garde le ministre.

« L’expression pacifique d’une opinion ou d’une idéologie — peu importe qu’elle soit extrême — est protégée par le Premier amendement » de la Constitution, mais pas le fait de « menacer illégalement de faire du mal ou de tuer quelqu’un », a-t-il rappelé.