(Washington) Une nouvelle mission d’essai non habitée de la capsule spatiale de Boeing, Starliner, qui doit à terme servir de taxi pour acheminer des astronautes vers la Station spatiale internationale (ISS), a été fixée à fin juillet après avoir été plusieurs fois repoussée.

Agence France-Presse

Le décollage est désormais prévu le 30 juillet à 14 h 53. Si tout se passe comme prévu, la capsule devrait s’amarrer à l’ISS le jour suivant.  

« La nouvelle fenêtre de lancement résulte du calendrier des véhicules visitant la Station spatiale, de la préparation de Starliner, et de la disponibilité de la fusée Atlas V de United Launch Alliance », qui lance la capsule, a déclaré la NASA dans un communiqué.  

« Boeing va également continuer à travailler sur les logiciels pour son premier vol avec des astronautes […] jusqu’au milieu de l’été », a précisé l’Agence spatiale américaine.

Un test habité de Starliner est prévu par la suite, normalement en septembre.

« Boeing s’engage à transporter de façon sûre et viable des équipages et des approvisionnements depuis et vers des destinations en orbite basse de la Terre », a déclaré Boeing dans un communiqué.  

En décembre 2019, lors d’un premier vol d’essai, la capsule n’avait pas réussi à s’amarrer à l’ISS, et était revenue sur Terre prématurément, un revers pour ce géant de l’industrie aérospatiale.

La NASA avait ensuite établi une longue liste de recommandations à Boeing, qui concernaient en premier lieu les logiciels de bord, à l’origine du problème principal lors de ce premier vol d’essai.

Boeing s’est ainsi largement fait distancer par SpaceX, l’autre entreprise choisie par la NASA pour que les États-Unis puissent relancer des astronautes vers l’ISS depuis leur sol, ce qu’ils ne pouvaient plus faire depuis 2011.

Mais SpaceX a désormais acheminé pas moins de 10 astronautes vers la Station spatiale à bord de son propre vaisseau Crew Dragon.