(Washington) Donald Trump quitte la Maison-Blanche sur un ultime sondage défavorable, avec 34 % de bonnes opinions sur son action, selon une enquête de l’institut Gallup publiée lundi, le pire chiffre d’un mandat qui a profondément divisé les Américains.

Mis à jour le 18 janv. 2021
Agence France-Presse

Selon cette enquête, menée entre le 4 et le 15 janvier auprès de 1023 personnes, la cote de popularité du président américain sortant a atteint un plus bas historique à quelques jours de l’investiture de son successeur, l’ex-vice-président Joe Biden.

Plusieurs fois en 2017, il avait atteint un plancher à 35 % d’opinions favorables, notamment après les violences meurtrières lors d’un rassemblement, à l’été, de l’extrême droite américaine à Charlottesville, en Virginie.

L’institut Gallup, qui mesure depuis 1938 la popularité des hôtes de la Maison-Blanche au long de leurs mandats, souligne que M. Trump est le seul à n’avoir jamais atteint la barre des 50 % d’opinions favorables sur son travail.

Donald Trump a ainsi démarré sa présidence avec 45 % de satisfaction, avant d’atteindre 49 % début 2020, et 46 % avant l’élection du 3 novembre.

Mais son refus de reconnaître sa défaite, ses tentatives de faire invalider le résultat du scrutin et l’assaut de ses partisans contre le Congrès le 6 janvier, sans oublier le bilan de la pandémie de coronavirus, ont contribué à l’érosion de sa cote de popularité ces derniers mois.

Sur la durée, Donald Trump quitte ses fonctions avec une popularité moyenne de 41 %, la pire cote parmi tous les présidents sortants, selon Gallup, qui mesure cet indicateur depuis Harry Truman, le chef de l’État américain le moins populaire jusqu’ici (45,4 % de 1945 à 1953).

Autre enseignement, Donald Trump laisse un pays profondément divisé entre ses partisans et ses opposants. Dans ce dernier sondage, 82 % des républicains approuvent son action quand ils ne sont que 4 % chez les démocrates et 30 % pour les électeurs indépendants.

Pour Gallup, sa défaite à la présidentielle s’explique en partie par son incapacité à rassembler au-delà se sa base électorale, considérant que moins d’un électeur américain sur trois s’identifie au parti républicain et qu’une majorité d’indépendants se sent proche du parti démocrate.