(Washington) Le président désigné des États-Unis Joe Biden a nommé mercredi l’ex-ambassadrice à l’ONU Samantha Power, une militante de la diplomatie humanitaire, à la tête de l’agence chargée de l’aide publique au développement, avec un rôle renforcé par rapport à ses prédécesseurs.

Agence France-Presse

Si le Sénat confirme sa nomination comme administratrice de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), elle siègera au sein du Conseil de sécurité nationale, signe de l’importance inédite que le démocrate veut donner à ce dossier. Et elle sera la personnalité la plus connue jamais désignée pour ce rôle.

Un contraste saisissant avec la présidence de Donald Trump, qui n’a cessé de vouloir réduire l’aide américaine en affirmant que l’argent du contribuable devait servir d’abord aux Américains.

« Samantha Power est une voix de la conscience et de la clarté morale mondialement connue, qui stimule et rassemble la communauté internationale pour défendre la dignité et l’humanité de tout le monde », a déclaré Joe Biden dans un communiqué.

« En tant qu’administratrice de l’USAID, l’ambassadrice Power sera une force puissante en faveur des vulnérables, favorisant une nouvelle ère de progrès humain et de développement tout en faisant la promotion des intérêts américains », a-t-il ajouté.

Après son enfance en Irlande, cette immigrée devient journaliste de guerre et remporte le prestigieux Prix Pulitzer pour son livre de 2002 A Problem from Hell (Un problème venu de l'enfer) dans lequel elle critique la timidité américaine face aux génocides dans le monde.

Elle soutient ensuite Barack Obama, qui la nomme ambassadrice des États-Unis aux Nations unies lors de son second mandat, de 2013 à 2017.

Dans un nouveau livre publié en 2019, intitulé The Education of an Idealist (L’éducation d’une idéaliste), elle raconte sa difficile adaptation au réalisme politique, et son vain combat pour pousser l’ex-président démocrate à intervenir davantage dans le conflit en Syrie.  

Samantha Power, 50 ans, doit succéder à l’administrateur par intérim de l’USAID John Barsa.