(Washington) Donald Trump a déclaré vendredi qu’il n’était « pas pressé » de trouver un accord avec les démocrates concernant un nouveau plan d’aide aux Américains touchés par la crise du coronavirus.

Agence France-Presse

Les démocrates du Congrès, menés par Nancy Pelosi, travaillent sur une nouvelle série de mesures de plusieurs milliards de dollars, incluant des aides aux États américains, au paiement des loyers ou au remboursement de prêts, ou encore des protections sur les salaires.

Le texte pourrait être soumis au vote à la Chambre des représentants si celle-ci reprend un fonctionnement normal la semaine prochaine, selon Mme Pelosi.  

Mais le président américain a voulu tempérer tout sentiment d’urgence, malgré les chiffres du chômage alarmants publiés vendredi, avec un taux atteignant 14,7 %.  

« Nous ne sommes pas pressés », a-t-il dit lors d’une rencontre avec des élus républicains. « Nous voulons voir ce qu’ils ont dans leur projet de loi ».  

« Nous avons eu ce dont nous avions besoin » dans les précédents plans, a-t-il ajouté.  

En mars, le Congrès avait approuvé un plan de relance historique de 2200 milliards de dollars, promulgué par Donald Trump. Il comprenait notamment la distribution de chèques aux Américains, et 349 milliards pour un fonds dédié aux petites et moyennes entreprises.

Un deuxième plan d’aide de près de 500 milliards de dollars avait suivi fin avril.

Les responsables républicains et la Maison-Blanche plaident désormais pour une « pause » avant de nouvelles mesures.

Une position inacceptable pour le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer. « Nous avons besoin d’une approche massive et audacieuse pour soutenir les travailleurs américains et les familles », a-t-il déclaré dans un communiqué.  

« Personne ne peut regarder le rapport d’aujourd’hui sur les emplois, le taux de chômage le plus haut depuis la Grande dépression, et dire que nous devons appuyer sur le bouton pause », s’est-il offusqué.  

Les sénateurs américains Bernie Sanders, Kamala Harris et Ed Markey ont présenté vendredi un projet de loi qui assurerait un chèque de 2000 dollars chaque mois à une majorité d’Américains pour toute la durée de la crise.

Donald Trump a pour sa part plaidé pour des mesures d’allègement des cotisations sociales, une idée qui rencontre des résistances au sein même de son parti. Et il a évoqué vendredi l’idée d’une baisse de l’imposition sur les plus-values.  

Deux propositions qui seraient ardemment combattues par les démocrates.