(Wilmington) Le président élu des États-Unis Joe Biden a déploré mardi les retards dans la distribution des vaccins anti-Covid aux États-Unis, soulignant que les semaines à venir seraient « très difficiles » sur le plan sanitaire.

Agence France-Presse

« Le plan du gouvernement Trump pour la distribution des vaccins est très en retard », a déclaré M. Biden, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, lors d’une allocution depuis son fief de Wilmington, dans le Delaware.

Quelque 2,1 millions de personnes ont reçu une première injection de l’un des deux vaccins autorisés (Pfizer/BioNTech et Moderna), selon les dernières données des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).  

Ce nombre est loin de l’objectif affiché de l’administration Trump, qui avait promis 20 millions de personnes vaccinées d’ici la fin de l’année.  

« Nous sommes en dessous du niveau auquel nous voudrions être », a reconnu l’éminent immunologue américain Anthony Fauci, qui conseille la Maison-Blanche sur la crise sanitaire. Il a dit espérer que le retard pris serait rattrapé au mois de janvier.  

Dans un tweet envoyé dans la soirée, Donald Trump a estimé qu’il ne pouvait être tenu pour responsable des retards et que la balle était désormais dans le camp des États.

« Nous avons non seulement développé les vaccins […] mais nous les avons envoyé dans les États », a-t-il souligné.

Pour Joe Biden, la situation est grave : « Les semaines et mois à venir vont être très difficiles pour notre pays », a-t-il martelé. « Peut-être les plus difficiles de toute la pandémie. »

Car malgré les appels des autorités à rester chez soi, des millions d’Américains ont voyagé pour fêter Noël en famille.

Plus de 245 000 nouvelles infections ont été recensées dans le pays mardi, selon le comptage de l’université Johns Hopkins. Et le nombre de personnes hospitalisées à cause de la COVID-19 ne cesse de battre des records.

PHOTO BING GUAN, REUTERS

Des ambulanciers transportent un patient près de l’entrée des urgences d’un hôpital de Los Angeles.

À Los Angeles, les ambulances font déjà la queue devant des hôpitaux saturés pour décharger leurs patients positifs à la COVID-19.

Dans ce contexte, le sud de la Californie a annoncé mardi prolonger son confinement.

« Le pire pourrait arriver début janvier », a averti un responsable sanitaire de l’État le plus peuplé du pays, Mark Ghaly.  

Quelques heures plus tôt, la future vice-présidente de Joe Biden, Kamala Harris, avait reçu la première des deux doses du vaccin de Moderna contre la COVID-19.

« Je veux encourager tout le monde à se faire vacciner. C’est relativement indolore. Cela va très vite. C’est sûr », a-t-elle déclaré devant les caméras après avoir reçu l’injection.