(Washington) Plusieurs candidats démocrates à la Maison-Blanche se sont engagés à faire pression sur Israël en faveur d’un accord de paix menant à la création d’un État palestinien, contrastant radicalement avec la position de l’actuel président américain.  

Agence France-Presse

«Nous exigeons que le gouvernement israélien se mette autour de la table avec le peuple palestinien et négocie un accord qui fonctionne pour toutes les parties», a lancé le sénateur indépendant et candidat à la primaire démocrate Bernie Sanders, lors d’une conférence de l’organisation progressiste juive J-Street.

«Il n’est pas antisémite que de dire que le gouvernement de Nétanyahou est raciste. C’est un fait», a affirmé celui qui pourrait devenir le premier président juif des États-Unis, accusant le premier ministre israélien et Donald Trump d’attiser la division.

M. Trump, dont la base d’électeurs chrétiens évangéliques est résolument pro-israélienne, a adopté une série de mesures saluées par le gouvernement de Benyamin Nétanyahou, dont le déplacement de l’ambassade des États-Unis de Tel Aviv à Jérusalem.

«S’il y a un peuple sur Terre qui comprend le danger du racisme et du suprémacisme blanc, c’est certainement le peuple juif», a ajouté Bernie Sanders, sous un tonnerre d’applaudissements.

AP

Joe Biden et Elizabeth Warren.

Joe Biden et Elizabeth Warren, candidats en tête des sondages pour l’investiture démocrate, ont tous les deux affirmé dans des messages vidéos projetés lors de la conférence qu’ils s’opposeraient à toute action qui fermerait la porte à la création d’un État Palestinien.  

«Nous ne pouvons pas avoir peur de dire la vérité à nos amis les plus proches […] la solution à deux États est la meilleure, sinon l’unique solution pour garantir un futur pacifique à l’État juif et démocratique d’Israël», a souligné M. Biden, vice-président des États-Unis sous Barack Obama.

Elizabeth Warren a quant à elle promis qu’elle annulerait deux mesures phares de l’administration Trump, en rétablissant l’aide américaine à l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, et en permettant à l’Organisation de libération de la Palestine de rouvrir son bureau à Washington.

Si elle ne prévoit pas de déménager à nouveau l’ambassade, Mme Warren a en revanche proposé de rouvrir la mission américaine à Jérusalem-Est, qui deviendrait une ambassade si un accord de paix venait à créer un État palestinien.